‹ Œuvres completes. Tome premier, SermonsChapitre 11 sur 46 · SOMMAIRE DES CONSTITUTIONS · texte numérisé non relu

SOMMAIRE DES CONSTITUTIONS

I. De travailler toute ma vie à ma perfection particulière, par l'observation des règles, et à la

sanctification du prochain, en profitant de toutes les occasions que l’obéissance et la Providence me donneront de produire mon zèle sans choquer les règles de la discrétion et de la prudence chrétienne.

IL. D'aller indifféremment, sans exception, sans réplique, partout où l’obéissance m'’enverra.

IT. De conférer, avec le supérieur, des pénitences extérieures et de ne point omettre sans nécessité celles qu'il aura trouvé bon que je fasse. De faire la confession générale tous les ans, l'examen de conscience deux fois le jour. D'avoir un confesseur stable; de lui découvrir toute ma conscience.

IV. De n’aimer mes parents qu’en Jésus-Christ. I me semble que, par la grâce de Dieu, je suis déjà en cette disposition, et ainsi ce point ne me peut faire nulle peine.

V. De trouver bon qu’on me reprenne, qu’on avertisse les supérieurs de mes défauts et de les avertir de ceux de mes frères, dans les cas où je jugerai y être obligé par ma règle.

VI. De souhaiter d’être outragé, accablé de calomnies et d’injures;de passer pour un insensé, sans toutefois y donner occasion et si Dieu n’y était point offensé. Il me semble que pour cela

je n'ai qu'à demander à Dieu qu’il me conserve les sentiments qu’il m’a déjà donnés par sa misécorde infinie. | |

VIL Touchant la plus grande abnégation de soi-même et la mortification continuelle, 1!

semble qu'avec la grâce de Notre Seigneur, je puis vouer :

1° De n'avoir jamais de volonté efficace touchant la vie et la mort, la santé, la prospérité, l'adversité, les emplois, les lieux, qu'autant que cette volonté sera conforme à la sienne;

2° De souhaiter, autant qu'il sera en mon pouvoir, tout ce qui sera plus contraire à mes inclinations naturelles, si cela n’est point opposé à sa plus grande gloire. Et 1l me semble que, par sa bonté infinie, 1] m'a mis à peu près en cette disposition;

3° De ne rechercher jamais ce qui flatte les sens, comme les spectacles, les concerts, les odeurs, les choses agréables au goût, ni ce qui peut satisfaire la vanité; de ne le rechercher, dis-je, ni en mes discours, ni en mes actions; et pour les meubles et les habits, de me contenter de ce qu’on me donnera, à moins que l’obéissance ou la règle de la santé ne m’oblige d’en user autrement ;

4 De n'éviter aucune mortification de celles qui se présenteront, à moins que je ne juge, selon Dieu, que je dois en user autrement pour quelque raison qui me paraîtra véritable ;

9° De ne jamais goûter aucun plaisir, de ceux où la nécessité m'engage, comme boire, manger, dormir, n1 de ceux qu'on ne peut éviter en la Compagnie, sans quelque affectation ou singularité, comme les récréations, les mets extraordinaires, etc. de ne les jamais prendre pour le plaisir que la nature y trouve, mais d’y renoncer en mon cœur et de m'y mortifier en effet, autant que Dieu m'inspirera, et que je le pourrai sans me faire trop remarquer.

VIIL. Les quatre règles suivantes sont renfermées dans toutes les autres. Pour la dix-septième, qui est de la pureté de l'intention, je puis vouer, ce me semble :

1° De ne faire jamais rien avec le secours de Notre Seigneur, que pour la gloire de Dieu, du moins avec réflexion ;

2° De ne jamais rien faire, n1 rien omettre par respect humain. Ce dernier point me plait fort et il me semble qu'il m'établira dans une grande paix intérieure.

rit

IX. Ce présent vœu renferme, si Je ne me trompe, l'observation de la dix-neuvième.

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