‹ Œuvres complètesChapitre 112 sur 475 · Voyez la lettre · texte numérisé non relu

Voyez la lettre

30 novembre.

Votre lettre, monsieur, est venue très à propos pour me consoler du départ de M. d’Alembert et de M. Patu. Ils ont passé quelques jours dans mon ermitage, qui estun peu plus agréable que vous ne l'avez vu. Il mériterait le nom qu’il porte si j'y jouissais d’un peu de santé. Pardonnez à l’état où je suis, si je ne vous écris pas de ma main. Je dois sans doute à votre amitié les bontés dont M. le duc d’Ayen* et M"° la comtesse de La Marck veulent bien m’honorer ; je me flatte que vous voudrez bien leur présenter mes très-humbles remerciements. Je suis si sensible à leur souvenir que je prendrais la liberté de leur écrire si je n'étais pas tenu au lit par mes souffrances, qui ont beaucoup redoublé. Mon dessein était d'accompagner M. Patu jusqu’à Lyon, et d’y entendre M!" Clairon sur le plus beau théâtre de France. El est triste pour la capitale qu’elle n’ait pas assez d’émulation pour imiter au moins la province. Adieu, monsieur; conservezmoi les sentiments d'amitié que vous me témoignez. Je vous assure qu’il me sont bien chers.

M. Vernes?, qui vient de m'envoyer votre adresse, que vous ne m’aviez pas donnée, vous fait ses compliments.

Aux Délices, 8 décembre.

Je vous souhaite de bonnes et de belles années, c’est-à-dire celles auxquelles vous êtes accoutumé, monseigneur; et je m'y prends tout exprès un peu à l'avance, car vous allez être accablé de lettres dans ce temps-là. Je me trompe encore, ou vous entrez en exercice de premier gentilhomme de la chambre, ou vousinstallerez® M. le duc de Fronsac, ce qui ne vous occupera pas moins.

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