‹ Œuvres complètesChapitre 139 sur 475 · Éditeur, Th. Foisset · texte numérisé non relu

Éditeur, Th. Foisset

2. Mme d’Argental, née du Bouchet. Son mariage, si je ne me trompe, n'était encore bien connu que des amis intimes de d'Argeutal, qualifié du titre de comte vers la fin de mai 1759 seulement. (CL.)

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Le roi de Prusse m'a écrit de Dresde une iete très-toæ-hante, Je Ge erois pourtant pas que j'aille à Berlin piusy1a Putersbourc: fort de mes Saisses et ë mn Lu Na me = deux

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On dit que M-* Dumesnil et Lekain se sont en effet surpassis irz 3. L'abbé! coadjuteur de Retz n'aurait-il pas mieux r là qu'à son abbave?

Adieu. mon cher et respectable ami. Il n'y a que vous de sage, compte aussi les anges.

Le Suisse VOLTAIRE.

Monrion, 6 février.

Celui qui a écrit une lettre chrétienne à un cardinal chrétien a une âme héroïque et sage, qui distingue la religion de ses Cela est d'autant plus beau que ces abus ont été sur le point 2 lui cuûter la vie, et ont assassiné ses prédécesseurs.

La lettre touchante que j'ai reçue du roi de Prusse, et l'intique l'impératrice me fait d’aller à Pétersbourg, ne me remet pas quitter les Délices. Je n'ai nulle envie d'aller à Paris, ni Ton est complétement fou.

Je ne crois point vous avoir dit combien la catastrophe de w d'Argenson* m'a pénétré ; le bonhomme Lusignan a été quel-

; L'abbé de Chauvelin. alors exilé pour avoir donné sa démission de con-

ques jours malade. Ce pauvre M. d’Argenson avait servi le roi quarante ans; il va mourir dans l’exil, et, sans l’aumône de foin que lui fait son neveu, il mourrait dans la misère. De pareils événements doivent affermir dans l'amour de la philosophie et de la liberté.

Mes raisons pour croire que l'Espagne joindrait ses flottes à celles de France contre les Anglais (supposé qu’elle ait des flottes) étaient fondées sur la convenance des temps, sur les affronts que les Anglais ont faits à la dignité de la couronne d’Espagne, sur Findignation où cette cour est toujours de voir le port de Gibraltar entre des mains étrangères, sur les nouvelles démarches de la cour de France, sur le crédit que l'ambassadeur d’Espagne à Paris a eu de faire mettre à la Bastille je ne sais quel écrivain qui avait reproché aux Espagnols leur tiédeur dans une occasion si pressante. Je me suis trompé. Il faut que la cour de Madrid ait peu de vaisseaux, peu de matelots, et peu d’argent.

A Monrion, près de Lausanne, 8 février.

Madame, voici les dernières nouvelles ci-jointes, Votre Altesse sérénissime plaindra la France.

Le roi de Prusse m’a écrit de Dresde, le 19 janvier, une lettre toute pleine de bonté. La czarine veut que j'aille à Pétersbourg écrire l’histoire de Pierre I‘. Ah! madame, si j'allais quelque part, ce serait à vos pieds. Que Votre Altesse sérénissime conserve ses bontés pour celui de ses serviteurs qui lui est attaché avec le plus profond et le plus tendre respect.

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