‹ Œuvres complètesChapitre 141 sur 475 · Éditeurs, Bavoux et François · texte numérisé non relu

Éditeurs, Bavoux et François

2. Sœur de Constant d'Hermenches, et, par conséquent, tante de Benjamin Constant. (CL.)

mieux que les trois Madeleines, et qui sont plus respectables. Vous devriez, vous et M. Claparède:, quitter votre habit de prêtre, et venir à Monrion en habit d'homme. Nous vous garderons le secret; on ne scandalise point à Lausanne : on y respire les plaisirs honnêtes et les douceurs de la société.

Bonsoir ; vous avez en moi un ami pour la vie. Je suis bien en peine de mon petit Patu?. Je l’aime de tout mon cœur.

À Monrion, près de Lausanne, pays de Vaud, 8 février.

Madame, je crois que la suite des nouvelles? que j'ai eu l’honneur d'envoyer à Votre Altesse royale lui paraîtra aussi curieuse qu’atroce, et que le roi son frère en sera surpris.

Il a eu la bonté de m'écrire une lettre où il daigne m’assurer de ses bonnes grâces. Mon cœur l’a toujours aimé; mon esprit l'a toujours admiré, et je crois que je l’admirerai encore davantage.

L’impératrice de Russie me demande à Pétersbourg pour écrire l’histoire de Pierre I‘; mais Pierre I* n’est pas le plus grand homme de ce siècle, et je n’irai point dans un pays dont le roi votre frère battra l’armée.

Je ne sais si la nouvelle du changement de ministère en France est parvenue déjà à Votre Altesse royale. On croit que l'abbé de Bernis aura le premier crédit. Voilà ce que c’est que d’avoir fait de jolis vers.

Madame, madame, le roi de Prusse est un grand homme.

Que Votre Altesse royale conserve sa santé; qu’elle daigne, ainsi que monseigneur, honorer de sa protection et de ses bontés ce vieux Suisse qui lui a été tendrement attaché avec le plus profond respect, dès qu’il a eu l’honneur d’être admis à sa cour! Qu'elle n’oublie pas frère V......,#1

A Monrion, 9 février.

Mon cher et ancien ami, je souhaite que le fatras dont je vous ai surchargé vous amuse. J'ai vu un temps où vous n’aimiez

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