‹ Œuvres complètesChapitre 167 sur 475 · Manpertuis · texte numérisé non relu

Manpertuis

2 Needbam; voyez tome XXVLE, page 159.

3 Allusion aux vers de Moucrif intitulés Le Rajeunissement inutile, ou les Amours de Tithon et de Aurore.

4. Cette lettre est, au plus tôt, de ls fin de mars, le manudement dont on y parle étant du 21 mars 1751.

5. « Ex ore infantium et lactentium perfecisti laudem, propter inimicos tuos, ut destruas inimicum et uitorem. » (Psausme vint, v. 4.)

6. Le parlement demandait une loi pour punir de mort les autearsde brochures contre les jésuites; et l'avocat général Joly de Fleury attendait très-impatienment cette loi, si digne de son aveugie intolérance. Grimm en dit un naot dans sa Correspondance littéraire du 1° mai 1757. (CL)

vrage gagne à la lecture, et je compte que le volume septième, auquel nous travaillons, effacera tous les précédents. Je renverrai aujourd’hui à Briasson sa Religion vengée, et je n'aurai pas le même reproche à me faire que vous, car je ne l’ouvrirai pas. Je vous recommande Garasse-Berthier, qui, à ce qu’on m'a assuré, vous a encore barcelé dans son dernier journal. Voilà les ouvrages qui auraient besoin d’être réprimés par des déclarations. Je gage que le nouveau règlement contre les libelles n’empéchera pas la gazette‘ jauséniste de paraître à son jour. À propos de jansénistes, savez-vous aue l’évêque de Soissons ? vient de faire un mandement où il prêche ouvertement la tolérance, et où vous lirez ces mots : « Que la religion ne doit influer en rien dans l’état civil, si ce n’est pour nous rendre meilleurs citoyens. meilleurs parents, etc.; que nous devons regarder tous les hommes comme nos frères, païens ou chrétiens, hérétiques ou orthodoxes, sans jamais persécuter pour la religion qui que ce soit, sous quelque prétexte que ce soit ? v Je vous laisse à penser si ce mandement a réussi à Paris. Adieu. mon cher confrère; je vous embrasse de tout mon cœur.

FU AE) 27 mars.

SX …s%e prends d'ordinaire, monsieur, le temps où les tulipes com-

mencent à s'épanouir dans notre petit pays romance, pour vous remercier des ornements dont vous avez embelli l’un de mes ermitages. Ce ne sont pas seulement des tulipes que je vous dois: j'ai depuis longtemps bien d’autres motifs de reconnaissance, et ils seront toujours chers à mon cœur.

Je m'imagine que vous ne vous êtes pas tenu cette année à former des officiers dans votre École militaire, et que vous n'avez pu vous refuser à diriger les subsistances de l’armée qui va vers le Rhin. Vous êtes fait pour être toujours utile à la patrie, malgre votre goût pour la retraite. Notre ami M. Darget ne se doutait pas, quand j'étais avec lui à Potsdam, que la France serait en guerre contre le roi de Prusse, et que vous seriez les meilleurs amis des Autrichiens. Rien ne doit vous étonner, et rien ne vous étonne sans doute, après les changements que vous avez vus en Europe depuis que vous avez été sur la scène. Vous voyez d'un œil philosophique toutes ces révolutions, et, en servant votre

4. Les Nouvelles ecclésiastiques, connues sous le titre de Gazette ecclésiasticee. et rédigées alors par des jansénistes, du nombre desquels était Fontaine de La Roche. (CL.)

2. Fitz-James, dont Voltaire a souvent parlé ; voyez tome XXV, page 104.

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