‹ Œuvres complètesChapitre 216 sur 475 · A BERNE · texte numérisé non relu

A BERNE

Aux Délices, 21 septembre.

on cher monsieur, en sortant de l’Orphelin de

assez bien joué. Je crois qu’incessamment vous

‘roupe à Berne: elle sera dans votre ville. Vous

« à chercher votre plaisir ailleurs que chez vous.

.us du tout à Berne de la querelle qu’une ! ou deux s-méprisées ont voulu exciter. L’indignation contre

5 subsiste, et leurs sottises sont livrées à l’oubli, digne

. s sots. Je vous remercie bien tendrement de toutes ons obligeantes pour du vin que je voudrais bien boire us, J'écris à M. le bailli de Lausanne, ne voulant rien «is SOn aveu. Il est vrai que le vin de la Côte me fait mal à .:t; mais je risquerais volontiers des esquinancies pour

r «le la liberté et de la douceur helvétiques. J'espère que ma

son de Lausanne sera prête pour le mois de novembre.

On m’écrit de Vienne que le combat: entre les Russes et les Prussiens a été entièrement à l’avantage des Russes, et que le comte de Dohna, que le roi de Prusse envoyait pour commander à la place du général Lehwald, est très-dangereusement blessé. On presse vivement à Vienne et à Ratisbonne la cérémonie du ban de l'empire. On s’attend, pendant ce temps-là, à une bataille entre les troupes du roi de Prusse et celles du prince de Soubise, vers Eisenach.

Si, après cela, nous avons la paix, il faut avouer qu’elle sera chèrement achetée. Il paraît ici une espèce d'Histoire du roi de Prusse; c’est l'ouvrage d’un gredin, cela fait mal au cœur. J’ai peur que le fiscal de l'empire n’ajoute un chapitre à cette histoire.

Mille tendres respects à M. et à M de Freudenreich. Adieu, mon très-cher philosophe.

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