‹ Œuvres complètesChapitre 22 sur 475 · A STRASBOURG · texte numérisé non relu

A STRASBOURG

Aux Délices, près de Genève, 12 avril.

J'ai déchiffré votre lettre, madame, avec le plus grand plaisir du monde. Ne jugez point, s’il vous plaît, de mon attachement pour vous par mon long silence. Ma mauvaise santé, ma profonde retraite, l'éloignement où je suis de tout ce qui se passe dans le monde, le peu de part que j'y prends, tout cela fait que je n’ai rien à mander aux personnes dont le commerce m'est le pluscher. Je n’ai presque plus de correspondance à Paris. Le célèbre Tronchin, qui gouvernait ici ma malheureuse santé, m’a abandonné pour aller détruire des préjugés en France, et pour donner la

1. Voyez les Variantes de ce Discours, et la lettre du 6 décembre 1738, à Thieriot.

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