‹ Œuvres complètesChapitre 269 sur 475 · Fausse nouvelle · texte numérisé non relu

Fausse nouvelle

que les d’Ossat : et les Richelieu auraient peine à résoudre un pareil problème. Qui en sait plus qu’eux tous le résoudra. Mais il y a sur les bords de notre Rhône, et près de la cathédrale où vous n’allez point, un homme’ qui peut-être est le seul capable dans l’Europe de voir et de faire ce qui est convenable. J'ose penser que cet homme sage attendra : il sait qu’on n'’accommode guère les procès que quand les deux parties n’ont plus d’argent pour plaider.

Lausanne, 20 décembre, au soir.

Quand les Prussiens tuent tant de monde, il faut bien aussi que je vous assassine de lettres, mon cher ange. Il est difficile que vous ayez su plus tôt que nous autres Suisses la nouvelle victoire’ du roi de Prusse, près de Neumarck en Silésie. Ce diable de Salomon est un terrible Philistin. La renommée le dit déjà dans Breslau ; mais il ne faut pas croire toujours la renommée. Elle parle d’une bataille entre M. de Richelieu et les Hanovriens: elle prétend que nous avons été très-malmenés', et je n’en veux rien croire, car, si cela était vrai, nous perdrions encore cent mille hommes et deux cents millions, comme dans la guerre de 1741, dont Dieu nous préserve! Peut-on songer à des Fanime à l’eau rose, quand on joue des tragédies si sanglantes ?

Dites-moi donc, je vous en prie, si vous êtes content, si vous avez eu ce que vous appelez votre audience. Écrivez-moi un mot pour consoler le Suisse.

A Lausanne, 24 décembre, au soir.

Voici, monsieur, ce que me mande M. d’Alembert: « J'écris à votre ami M. Vernes; il pourra vous communiquer ma lettre.

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