‹ Œuvres complètesChapitre 341 sur 475 · Éditeurs, de Cayrol et Francois · texte numérisé non relu

Éditeurs, de Cayrol et Francois

8. Histoire de Saladin, de Marin, rédacteur de la Gazette de France, connu surtout par le qu'es-aco? de Beaumarchais. (A. F.)

4. Le Journal encyclopédique du 1°" juillet 1758, où cette lettre fut publiée, dit que Voisenon avait signé sa lettre l'Évéque de Montrouge; le motet envoyé par l'abbé à Voltaire était intitulé les {sraélites sur la montagne d'Oreb.

l’eau à ces pauvres gens; mais je me flatte que vous ferez, pour Pâques prochain, au moins une noce de Cana. Ce miracle est au-dessus de l'autre, et rien ne vous manquera plus quand vous aurez apaisé la soif des buveurs de l’Ancien et du Nouveau Testament. Franchement, votre petit ouvrage est très-bien fait et trèslyrique. Mondonville‘ doit vous avoir beaucoup d'obligation: et j'ai plus de soif de vous revoir que vous n’en avez de venir à mes petites Délices ; mais ce n’est pas aux Délices qu’il fallait venir, c’est à Lausanne, M" Denis y a la même réputation que Mie Clairon a dans votre pays. Vous seriez assez étonné de voir des pièces nouvelles en Suisse, et mieux jouées, en général, qu’elles ne le seraient à Paris : c’est à quoi nous avons pass notre hiver, pour nous dépiquer du malheur de nos armées. Nous vous aurions très-bien logé; nous vous aurions fait manger force gelinottes et de grosses truites ; nous vous aurions crevé, et M. Tronchin vous aurait guéri. Mais vous n'’êtes pas un prêtre à faire une mission chez nous autres hérétiques: jamais votre zèle ne sera assez grand pour venir sur notre beau lac de Genève. Je vous avertis pourtant qu’il y a de très-jolies femmes à convertir dans Lausanne. M"*° Denis se souvient toujours de vous avec bien de l'amitié, et n'en compte pas sur vous davantage. Vous nous écrivez une fois en cinq ans: nous reconnaissons là les mœurs de Paris; encore est-ce beaucoup que, dans vos dissipations, vous vous soyez ressouvenu de vos amis, qui ne vous oublient jamais, et qui savent, autant que vos Parisiennes, combien vous êtes aimable. Nous ne regrettons pas beaucoup de choses, mais nous regrettons toujours le très-aimable et trèsvolage évêque de Montrouge.

3585. — À MADAME D'ÉPINAI.

Jeudi.

Le malade V. présente ses respects à la plus aimable des convalescentes (et à la plus heureuse, puisqu'elle a Esculape- Tronchin à ses ordres). Il aura l’honneur de lui envoyer son fiacre, et il se flatte qu’elle voudra bien amener un homme! d'esprit et de bon sens qui a onze ans.

4. Jean-Joseph Cassanée de Mondonville, compositeur de musique, né à Nar bonne en 1715, mort en 1713.

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