Polier de Bottens
prenez de l’immortaliser. Les Mémoires que Votre Excellence a bien voulu m’envoyer seront mes guides. Je ne vous avais envoyé la première esquisse * que pour savoir de vous si l’ordre dans lequel j'ai travaillé est, en général, conforme à vos vues. Les faits, les dates, s’arrangeront aisément, et, pour peu que j'aie de santé, le bâtiment dont vous aurez fourni les matériaux sera bientôt achevé.
Permettez-moi, monsieur, de joindre ici un petit Mémoire des nouvelles instructions que je demande, au sujet des remarques sur la première esquisse.
Au reste, je regarde les médailles de l’impératrice comme la marque la plus flatteuse de votre bienveillance, et comme un témoignage de la perfection où les arts sont parvenus dans votre empire.
J'ai eu l’honneur de voir à la cour de Pélecteur palatin le jeune M. de Woronzow ?. Il est une preuve que l'esprit est formé de bonne heure dans votre pays ; mais vous, monsieur, vous en êtes une preuve plus frappante. J'apprends que vous n’avez que vingt-cinq ans, et je suis étonné de la profondeur et de la multiplicité de vos connaissances. De tels exemples redoublent la reconnaissance qu’on doit à Pierre le Grand d’avoir amené tous les arts dans un pays où les hommes naissent avec tant de génie. Mon attachement redouble pour vous, monsieur, aussi bien que la reconnaissance avec laquelle j'ai l'honneur d’être, etc.