On doit sans doute lire Tana, au lieu de Rana
4. Lisez dix. Voltaire ne put aller à la cour de Stanislas avant le commencement de 1748.
rement au mot baron? N’appelait-on pas knès un possesseur d’une terre considérable ? Ne signifie-t-il pas chef comme mirza ou kan le signifie ? Les noms des dignités ne se rapportent exactement les uns aux autres en aucune langue.
Je suis bien aise que l’agriculture n'ait jamais été négligée en Russie ; elle l’a beaucoup été en Angleterre, et encore plus en France ; et ce n’est que depuis environ quatre-vingts ans que les Anglais ont su tirer de la terre tout ce qu’ils en pouvaient tirer. Leur terre est très-fertile en froment, et cependant ce n’est que depuis peu de temps qu’ils sont parvenus à s’enrichir par l’agriculture. Il a fallu que le gouvernement donnât des encouragements à cet art, qui paraît très-aisé, et qui est très-difficile.
Je suis fort surpris d'apprendre qu’il était permis de sortir de Russie, et que c'était uniquement par préjugé qu’on ne voyageait pas. Mais un vassal pouvait-il sortir sans la permission de son boïard ? Un boïard pouvait-il s’absenter sans la permission du czar ?
Je voudrais savoir quel nom on donnait à l’assemblée des boiïards qui élut Michel Fédérowitz. J'ai nommé cette assemblée sénat, en attendant que je sache quelle était sa vraie dénomination. Pourrait-on l’appeler diète, convocation ? Enfin était-elle conforme ou contraire aux lois ?
Quand une fois la coutume s’introduisit de tenir la bride du cheval du patriarche, cette coutume ne devint-elle pas une obligation, ainsi que l’usage de baiser la pantoufle du pape? Et tout usage dans l’Église ne se tourne-t-il pas en devoir ?
La question la plus importante est de savoir s’il ne faudra pas glisser légèrement sur les événements qui précèdent le règne de Pierre le Grand, afin de ne pas épuiser l'attention du lecteur, qui est impatient de voir tout ce que ce grand homme a fait.
On suivra exactement les Mémoires envoyés. A l’égard de l'orthographe, on demande la permission de se conformer à l’usage de la langue dans laquelle on écrit ; de ne point écrire Moskwa, mais Mosca; d'écrire Véronise, Moscou, Alexiovis, etc. On mettra au bas des pages les noms propres tels qu'on les prononce dans la langue russe,
N. B. Il serait nécessaire que je fusse instruit du temps où les diverses manufactures ont été établies, de la manière dont on s’y est pris, et des encouragements qu'on leur a donnés.
A Schwetzingen, 2 août.
Je compte arriver, mon cher Colini, lundi au soir, 7 du courant, à Strasbourg, et je me flatte de vous y embrasser. Je coucherai ce jour-là chez M. Turckeim, et mardi chez M=» la comtesse de Lutzelbourg.
On se réjouit à Schwetzingen comme on faisait quand nous y; séjournâmes en 1753. Les choses sont changées ailleurs.
Je vous embrasse du meilleur de mon cœur. V.
J'ai vu les Van der Meulen, après bien des peines. Ils sont, comme je l'avais prévu, des répétitions, des seconds originaux de la main de maître, et sont très-beaux. Il y en a six surtout qui méritent d’orner un palais; un septième est assez peu de chose. J'ai vu aussi un Van Dyck qui vaut tous les Van der Meulen. Son seul défaut est sa grandeur. Je voudrais que l’impératrice achetät cette belle collection.
Je pars, madame, avec une douleur très-vive. Vous m'avez donné la plus grande envie du monde de troquer la Suisse contre la Lorraine. Il faut absolument être votre voisin.
Mon cœur est à vous, madame, avec le plus tendre respect.
3640. — À MADAME LA DUCHESSE DE SAXE-GOTHA1t. À Colmar, en Alsace, 14 août.
Madame, je reçus en partant de la cour palatine la lettre par laquelle Votre Altesse sérénissime daignait m’apprendre que son affaire était presque finie avec le Genevois La Bat, nouveau baron de Grandcourt. Je suis sensiblement affligé que les descendants d’Albert le Dépravé aient eu besoin du Genevois La Bat. Mais je me tiens le plus heureux des hommes d’avoir reçu des ordres de Vos Altesses sérénissimes dans cette occasion. Si les horreurs de la guerre continuent, sil y a quelque autre moyen de prouver mon zèle et mon attachement à la plus digne princesse que j'aie jamais vue, je scrai toujours tout prêt tant que j'aurai un reste de vie. Si j'avais été en Angleterre ou en Hollande, je me serais