A M. LE MARQUIS D’ADHÉMAR
(Août 1758.)
Monsir, j'ai bien reçu la gracieuse lettre qu’avez écrite à moi Suisse, concernant la paix générale ou faite ou prête à faire sous Ja médiation de Son Excellence de Spada. Être une grande tête « monsir Spada ». J’ai vu d’une satisfaction grande que l'on commencerait par pendre plusieurs ministres ; mais je voudrais un peu plus de particularités, par exemple savoir si on les pendra quatre à quatre, ou six à six. Je suis grandement ébahi, monsir, de sti roi qui court la prétantaine, et qui rosse trois grandes nations l’une après l’autre. J'ai écrit à un savant bénédictin, mon cousin issu de germain, pour qu’il lui plaise chercher dans tous ses livres s’il y a mention par hasard d’un pareil homme que ti roi, et j'attends sa réponse. Je croyais avoir approché (sont à présent cinq ans passés) de sti grand homme, mais ce n'était pas celui-là, car vous saurez que celui que j'ai vu avait un visa doux et des grands yeux bleus, et qu’il avait un esprit fv:t agréable, mon bon monsir, et qu’il disait des bons mots, et qui faisait les plus joulies choses du monde tant en prose qu'en vers. tout en se jouant, et qu’il était bien philosophe. Oh! c’est celui: que je regretterai toujours, car je suis philosophe aussi, moi. mais par intervalles, et j'aime beaucoup un grand roi qui est ts: comme un homme.
Je crois, Dieu me pardonne, mon bon monsir, que j'irai * Voir quand il sera de loisir, car je suis curieux des gran: