Éditeur, de Mandat-Grancey
2. Le mémoire en question manque dans la collection, et les renseignements sur l'affaire dont il traite nous manquent absolument. (Note de M. de Handut- Grancey.)
3. Il s’agit de la lettre de Lervèche, insérée dans le Journal helvétique.
après avoir eu la force de faire hardiment une bonne œuvre qui devait imposer silence à ces marauds. Je parle un peu en homme qui a des tours et des mâchicoulis', et qui ne craint point le consistoire.
Vous n'êtes point venu aux Délices, mais j'espère que nous vous posséderons dans le château de Ferney, et que je tors donnerai, comme M. de Sotenville, Le divertissement de courre ». lièvre*. Mille respects à M de Brenles. Bonsoir, mon chrr
ami. V.
Du 6 novembre.
Il vous a été facile de juger de ma douleur par la perte que j'ai faite *. Il y a des malheurs réparables par la constance et par un peu de courase; mais il y en a d’autres contre lesquels toute la fermeté dont on veut s'armer et tous les discours des philosophes ne sont que des secours vains et inutiles. Ce sont de ceux-ci dont ma malheureuse étoile m’accable dans lemoments les plus embarrassants et les plus remplis de ma vie.
Je n’ai point été malade, comme on vous l'a dit ; mes maux ne consister. que dans des coliques hémorroïdales, et quelquelois néphrétiques. Si ce: eût dépendu de moi, je me serais volontiers dévoué à la mort, que ces sorte d'accidents amènent tôt ou tard, pour sauver et pour prolonger les jours de celle qui ne voit plus la lumière. N'en perdez jamais la mémoire, et rassemblez, je vous prie, toutes vos forces pour élever un monument à son honneur. Vous n'avez qu'à lui rendre justice; et, sans vous écarter de ‘: vérité, vous trouverez la matière la plus ample et la plus belle.
Je vous souhaite plus de repos et de bonheur que je n’en ai.
FÉDERIC.