‹ Œuvres complétes Volume 1Chapitre 74 sur 312 · II* PARTIE, CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

II* PARTIE, CHAPITRE XXI

de la payer. C'est pourquoy pour la reddition de ce devoir-là aucun ne doit estre privé de la communion , si d'ailleurs sa dévotion le provoque à la désirer. Certes , en la primitive Eglise, les chrestiens communioyent tous les jours, quoy qu'ilz fussent mariés, et bénis de la génération des enfans. C'est pourquoy j'ay dit que la fréquente communion ne donnoit nulle sorte d'incommodité ni aux pereb, ni aux femmes, ni aux maris, pourveu que l'ame qui communie soit prudente et discrette. Quant aux maladies corporelles, il n'y en a point qui soit empescliement légitime à cette sainte participation, si ce n'est celle qui provoqueroit fréquemment au vomissement.

Pour communier tous les huit jours , il est requis de n'avoir ni péché mortel, ni aucune affection au péché véniel, et d'avoir un grand désir de se communier ; mais pour communier tous les jours, il faut outre cela avoir surmonté la pluspart des mauvaises inclinations, et que ce soit par advis du père spirituel.

Page 1