‹ Œuvres Completes Volume 16Chapitre 91 sur 188 · CONSTITUTION XXXV · texte numérisé non relu

CONSTITUTION XXXV

De l'ayde de la supérieure.

La supérieure choisira b son gré une des sœurs, qui aura charge de l'admonnester des fautes qu'elles commettra, et à laquelle toutes les sœurs s'addresseront, pour faire faire la correction par icelle à la supérieure, afin que la supérieure qui doit ayder et corriger toutes les autres, ne demeure pas elle seule privée du bien d'estre aydée et corrigée.

A cet effet, elle annoncera en plein chapitre celle qu'elle aura choisie, pour son ayde et correctrice, exhortant pour l'amour de nostre Seigneur toutes les sœurs, et surtout celle qu'elle aura choisie, de luy faire sincèrement et fidèlement, avec toute confiance, cet office de charité.

Or cette sœur doit tellement exercer sa charge , que pour cela elle ne rabate rien de l'honneur , respect, et obéissance qu'elle doit à la supérieure; ains taschera de servir en cela mesme d'exemple à toutes les sœurs.

Elle prendra garde de ne point importuner l'esprit de la supérieure, par des trop fréquentes et inutiles reprehensions , comme elle feroit, si pour des fautes légères , passagères, et qui ne tirent point de conséquence, elle venoit à tous propos faire des avertissemens.

Jamais elle ne donnera connoissance à la supérieure, des sœurs qui auront prié de l'avertir : ny ne dira non plus aux sœurs , ny à personne , ce qu'elle aura dit h la supe rieure , ny ce que la supérieure luy aura repondu : ains si

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