‹ Œuvres complétes Volume 3Chapitre 89 sur 135 · III. Saluez tous les Saints avec cette orayson vocale · texte numérisé non relu

III. Saluez tous les Saints avec cette orayson vocale

Sancta Maria et omnes sancti , intercedite pro nobis ad Dominum , ut nos mereamur ab eo adjuvari et salvari , qui vivit et régnât in saecula sœculorum.

Amen.

Sainte Marie et tous les saints, intercédez pour nous auprès du Seigneur, afin que nous méritions d'estre aydés et sauvés par celui qui vit et règne dans tous les siècles des liecles. Ainsi soit-il.

IV. Ayant salué les saints qui sont au ciel , dites un Vater e\ VAve, pour les fidèles trespassés -^ et ainsi vous aurez viâlé toute l'Eglise, dont une partie est au ciel, l'autre en lerre, et l'autre sous terre.

Y. Oyez tous les jours la messe, selon la méthode marquée cy-dessus.

VI. Soït à la messe , soit le long du jour, que le chapelet 4se dise tous les jours le plus affectueusement qu'il se peut.

VII. Le long du jour frecjuentes oraysons jaculatoires, surtout quand l'heure sonne : cette dévotion est utile.

VIII. Le soir avant souper un peu de recollection , avec cinq Pater et cinq Ave Maria aux playes de nostre Seigneur, etc.

La recollection se pourra faire avec une entrée de l'ame par forme de retraitte en Tune des playes de nostre Seigneur, pour les cinq jours, le sixième dans les espines de la couronne , et le septième dans son costé percé , commençant la semaine et la finissant par là, c'est à dire le dimanche revenir à ce cœur.

IX. Le soir, une heure ou demi-heure après souper, se retirer et dire le ?ater, VAve, Credo, et Confiteor jusques à meâ culpâ ;ei^m.v, après l'examen de conscience, par les Litanies de la Sainte Vierge.

X. Tous les jours, une bonne demi-heure.de lecture spirituelle.

XI. Les festes et dimanches, assister à vespres, et dire Toffice de nostre Dame.

XII. S'il arrive de laisser quelque chose de ce que dessus, n'en avoir point de scrupule; car voicy la règle générale de nostre obeyssance : Il faut tout faire par amour, et rien par force. Il faut plus aymer l'obeyssance que craindre la desobeyssance.

XIII. Je vous laisse l'esprit de liberté , non pas celuy qui forclot l'obeyssance , car c'est la liberté de la chair ; mais celuy qui forclot la contrainte et le scrupule , ou l'empressement.

XIV. Si vous aymez fort l'obeyssance et sousmission, je veux que, s'il vous vient occasion juste et charitable de laisser vos exercices, ce vous soit une espèce d'obevssance j . et que ce manquement soit suppléé par l'amour.

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