‹ Œuvres Completes Volume 6Chapitre 62 sur 145 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

LETTRE

A UN GENTILHOiVIME EN DIGNITÉ*

(L'original est conservé au monastère de la Visitation d'Annecy.)

Saint Fraa<;ciis le prie de faire en soile aiie, dans le traité avec la république de Genève , on n'oublie point ce stipuler, en faveur de la cathédrale de Genève, la jouissance de ses biens qui sont dans les états du duc de Savoie.

Monsieur,

Il plut à S. A. il y a quelque temps , depuis ces guerres, déclarer pour Teglise de ce diocèse estre de son intention et plaisir que tous les biens qui se trouveroient en ses estats avoir esté de l'Eglise anciennement devant que Genève eust chassé les Ecclésiastiques, retournassent à l'Eglise comme vray patrimoine de J.-C, ce c[ui a fait que le Chapitre de Saint- Pierre ayant advisé qu'il se devoit tenir quelque journée à Turin touchant ce bailliage et autres affaires , il a pris resolution en l'asseurance de vostre zèle et pieté de vous supplier très humblement de leur faire aumosne de vostre crédit et intercession en cet endroit, afin que si le cas de quelque restitution de pays escheoit en traité, ils ressentent le profit de la dévote intention de sa dite Altessn , et que les biens qui se trouveront avoir esté dudit Chapitre Au ^mps de la subversion de Genève leur soient restitués.

Ils vous supplient donc , Monsieur, très humblement tous en gênerai, et moy en particulier comme ayant cet honneur d'estre prevost en leur Compagnie, de prendre cette leur affaire en main , se promettant que si la bonne intention de

& Cest la 26« parmi les lettres inédites de la collection Biaise.

s. A., dressée sur îa pieté de la cause, est aidée de vostre faveur etauthorilé, elle sortira en son effet a.vee grand nieritis, de sa dite Altesse, qui nous aura remis nostre pain en la main, et de vous , Monsieur, qui nous aurez procuré ce bien , duquel je puis vous asseurer avec vérité que nous avons bon besoin , pour s'estre la pauvreté de celte église cathédrale de trente Chanoines, quasi tous gentilshommes ou gradués, fort rengregée par ces guerres , sans avoir voulu jamais diminuer aucune chose de ce qui s'observoit pour la décoration du service divin.

Vous suppliant donc nous avoir pour recommandés, nous recommanderons de toute nostre dévotion vostre santé et prospérité à N. S., et demeurerons obligés à jamais de prier plus particulièrement sa divine bonté qu'elle vous comble de ses bénédictions. Et poiu- mon regard, Monsieur, continuant en la condition de M. de Boisy, mon pare, je deœeurerav vostre très humble serviteux^

LETTRE

AU RÉVÉREND PÈRE EN N. S., LE PÈRF DOM , PRIEUR DE POllVIERS,

EN FAVEUR DES DROITS DE l'ÉCLISE DE BEAUMONT.

(L'original eu appartenoit à madame la comtesse Puliini, née Mareschal

de Chaumont, à Turin.)

Saint François le prie d'user de son autorité pour que les sujets de sa maiso** paient les prémices au curé de Beaumont, leur curé.

,r T^ 27 août 1609.

Mon nev. Père,

Les remostrances que me fait le sieur Curé de

Beaumont, que plusieurs des sujets de vostre maison refusent do luy payer les prémices, les quelles néanmoins ils luy doivent comme estant ses paroissiens; avant que de prendre aucun autre expédient pour l'aider en sa juste intention selon mon devoir, j'ay voulu vous supplier d'user de l'authorité que vous avez sur ces refusans, pour les réduire à la raison : espérant que vostre sage entremise aura tout le pouvoir requis pour l'effet de mon équitable désir, comme la mienne aura le crédit envers vostre bienveillance d'en obtenir le secours qae je souhaite à cet honneste et bon Curé , le quel je m'atîseure vous est desja assez recommandable : comme aussi il m'a tesmoigné qu'il vous honore e* révère de tout son cœur. Je n'employeray pas davantage de ^/aroles pour vous exprimer mon affection en ce point, non plus pour vous offrir de xechef mon humble service, que je \i;ûs supplie accepter, €t tenir tousj ours pour tant asseuré. Nostre Seigneur vous conserve , mon révérend Père, et je suis

Vostre humble serviteur et confrère en nostre Seigneur,

François , evesque de Genève,

» C'est la il4e des lettres inédites de la collection Biaise.

VVAA/VW

LETTRE

A M. FRANÇOIS KANZO^,

Gentilhomme et conseiller de Son Altesse, à Turin, pour la canonisation

du bienheureux Am/4

(Tirée de la copie authentique conservée aux Archives de la Cour de Turin.)

Très illustre Seigneur,

La lettre que votre Seigneurie très illustre m*a écrite pour faire donner commencement à quelque sorte de solennité pour le jour du passage du Bienheureux Amé, est arrivée entre mes mains le jour qui a suivi la fête , ainsi on n'a pas pu faire ce que j'aurois vivement désiré, mais on le fera, s'il plaît à Dieu , l'année prochaine.

On ne sait rien autre de Mantoue ni de Borgio, parce que les fondations qui ont été faites sont du Comte- Vert ^ et non pas de nostre Bienheureux.

^ C'est la 124* parmi les lettres inédites de la collection Biaise.

* François Kanzo a écrit la vie du bienheureux Amé ; saint François entretenoit avec lui une correspondance relative à la canonisation du prince. Voyez la 32e lettre contenue dans le recueil des lettres inédites. (Edit. Biaise.)

* Amédée VI tut appelé le Comte-Vert,

Annessi, alli 6 maggio 1610.

MoUo Ul. Sig. mio,

La letlera che V. S. molto 111. mi scrisse per far dar principia a qualche sorte di solemnità per il giorno del tran.?ito del B. Amedeo capitô nelle mie mani il giorno dopo la festa , onde non si feca quel che io avrei sommamente desiderato^, ma si farà^ piacendo at Signore, Tanno seguente.

Da Mantua non s,i ha altro ne da Borgo, perche le fondazioni ivl fatte sono del conte verde e non del nostro bei^to*

Je remercie V. S. très 111. de l'image, et je désire beaucoup voir la vie, et que l'alfaire de la canonisation marche r:ii avant.

il m'est venu dans la pensée une chose qui , si Y. S. la trouve à propos, pourra beaucoup contribuera l'honneur du Bienheureux. On commencera à établir à la fête prochaine de la Pentecôte une congrégation de dames nobles douées d'un grand esprit et de grandes qualités , dans laquelle on pratiquera beaucoup d'œuvres de charité envers les pauvres et les malades , au service desquels ces bonnes âmes se veulent dédier suivant ce que pratiquent les femmes en te pavî ultramontain : elles auront unr liaison dans laquelle elles vivront en commun , et un oratoire de grande dévotion.

Actuellement il dépend de moi de faire dédier cet oratoire et cette maison au Saint qui me paroîtra plus à propos , et voyant que la dévotion de ces dames nobles se dirige vers les pauvres et les malades auxquels notre Bienheureux fut si affectionné, que son exemple est publié dans toutes les

Ringratio V. S. 111. delF imagine, e desidero sommamente di veder la vita^ e chè le cose délia canonisazione vadano inanzi.

Mi è Ycnuto in pensierc una cosa, la quai se V. S. molto 111. trova a propositOj potrà molto ben riuscire ad honor di detto beato. Si darà principio a questa festa prossima di Pentecoste ad ima congregazîone di gentildonne di gran spirito, qimlilà e nelh quale si adopraranno moite opère di carità verso li povcri, et HiTimalati, di ô'ervitio de quali quelle benedette anime si vogliono in parte dedicare secondo chè in queste parti ultramontane quel esercizio si suol fare fra le donne , et elle havranno una casa nella quale viveranno insieme et un oratorio di gran devozione.

Ora stcà in man mia di f^r dedicare quell' oratorio , e quella casa, al santo che mi parera piu a proposito, e vedendo cliè la divozione di quellegentil donnée circa h poveri,, et ammalali, alli quali il nostro beato fa tanto aflezionato, chè l'esscmpio suo è pubblicato ia tuUi lipulpiti^ Yorrei volontieri chè detta casa al suo beato nome

chaires, je votidrois bien que cette maison fut mise sons rinvocation de ce bienheureux. Ilseroit convenable, puiscin'il est né dans ce tÎM)€èse , qu'il eut dans le même diocèse sa première maison et son premier oratoire.

Afin que je puisse fai»^? cela, il seroit convenable que son Altesse l'approuvât et fît en sorte que sa Sainteté Feut pour agréable. Il me semble, d'après ce que je pense, que ce seroit chose très facile à son Altesse , si elle oixionnoit qu'à Rome on en fit la demande, d'autant plus que depuis long-temps ce Bienheureux est si honoré dans ce diocèse.

Votre Seigneurie très illustre y pensera , et si elle me fait part de la volonté de son Altesse , je ne manquerai pas de faire, de mon côté, tout ce qui sera convenable. Je vous prie de tâcher que cela s'obtienne le plus tôt possible pour ma satisfaction.

Je supplie le Seigneur qu'il donne tout vrai contentement à V. S. très illustre,

Votre très affectionné serviteur, François , Evêque de Genève.

fosse dedicata, è sarebbe convenevole ch'essendo egli nato in questa diocesi^ in questa havesse la sua prima casa et oratorio j ma acciô io potessi far questo, sarebber conveniente chè S. A. ne fosse contenta, e facesse chè S. S'"* cio havesse grato , il chè secondo chè io penso sarebbe cosa facilissima a S. A. se comandasse chè in Roma se ne facesse instanlia, atteso chè già anticamente è stato tanto riverito questo beato in questa diocesi.

V. S. molto m. vi pensarà, e se me avvisam dell' intenzione di S. A. io non mancarô di quanto ^^al canto mio sarà convenevole, ma . la supplico bene chè sia quanto prima per mia consolazione. In tanto gupplico N. S. chè a Y. S. molto ïll. dia ogni vero contento.

Di V. S. molto 111.

Affect™*» servi tore,

Francisco, Yescovo di Geneva.

LETTRE

A M. ROSETAM, VICA'r.Y FORAIN DE l'ÉVÈCIIÉ DE GRNÈVE EN BIGEY, VALORMET

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