‹ Œuvres Completes Volume 6Chapitre 87 sur 145 · et Rev. signore padroii mio coltissimo · texte numérisé non relu

et Rev. signore padroii mio coltissimo

Suavissima è stala verso di me la carità santa di V. S. 111. che si ê degnata di conservar memoria di soggetto tanto indegiio corne io sono , et di darne un segno tanto amabile comef stato il dono sacro dellc venerandissime reliquie del gran S.-Carlo ricevute da me per via di monsignor di Belley prelato di gran virtù. Et non so corne io possa mai ringratiarne corne si conviene V. S. I. se non facendoli humilissima riverentia et restando oel silentio quanto a questo; con

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silence (|nant à cela. Cependant je lui annoncerai que dans nos pays et dans toute la franco , la gloire de ce Saint et la dévotion qu'on lui porte s'étendent et se propagent avec une -admiration et une tendresse toute cordiale pour sa sainteté si parfaite. Ici, en particulier, le jour de sa fête, monseigneur l'archevêque de Lyon étant venu pour m'honorer de sa présence, il a fait un sermon dans l'église de nos Pères Barnabites "wec tant d'éloquence apostolique , que c'a été pour nous tous comme un parfum de douceur et de suavité , ei l'on ne peut exprimer avec quel plaisir on a entendu les louanges de ce Saint. Par le moyen de sa relique , beaucoup xie malades ont reçu du soulagement. Dieu veut donc, à ce que nous devons croire, que la vénération pour son serviteur croisse et tleuriss<î dans ces contrées. Si j'avois un usage plus habituel et plus riche de la langue italienne, et que je ne craignisse pas d'être importuna V. S. IlL, je m'étendroissur d'autres particularités. Mais il est raisonnable que je demeure dans les termes du respect du à votre excellentissime dignité, et qu'en vous baisant humblement les mains sacrées

darglie pero questo grato raguaglio chè in questi paesi di quà e per

tutta la Francia si dilata et amplifica excellentamente la gloria et di-

AOtioiie di qupî beatissimo Santo con ammiratione et stima cordia-

lissima délia sua perfeclissiina santità. E qui in particolare il giorno

délia sua Testa monsignor arcivescovo di Lione essendo venulo per

sfavorirme délia sua presenza fece il sermone nella cliiesa di nostri

padri Barnabiti con tanta eloquentia aposLolica, chè tutti ne restas-

rsimo rapiti di dolcezza et suavità^ e non si puô dire con che gusto

'furono scntite le latidi di quel santo. E col mezzo délie rellquie sue

sono seguite gratie in molti infermi, il che fa credere chè Iddio

\uole chè la veneralione di quel suo servo cresca et liorisca in queste

bande. Se io a^iessî copia et uso maggiore délia lingua italiana, e non

/temessi di esser importu'Ho a V. S. I., mi stenderei in altre partico-

larità. Ma è anohe ragi0ne\'ole chè io stia nelli termini del rispetto

dcv-iflo aU* exceUenitâsarnia dignità sua et chè bacsdandoli humilissi-

>et en vous souhaitant toute vraie prospérité , je finisse par

fléclarer éternellement, votre très-humble et très-dévoué

serviieur^

François, Evêque de Genève.

mamcnie le sacratissime mani et pregandoli ogni vera prospérité, iinisca protestando di restar eternamente^

m V. s. m. et Rev.,

Humilissimo et divotissimo servo,

Francesco f Yescoyo di Geney*.

xcra.

LETTRE

AU PÈRE EN NOTRE-SEIGNEUR, LE PÈRE DOM JUSTE GUERINr , BARNABITE,

A SAN-DALMAZO.

II rassure qu'il sollicitera, en faveur des Barnabites, la protection des princes

de Savoie.

Annecy, 10 mars 1616.

Mon révérend Père , nos bons Pères d'icy ont esté d'advis que je fisse une recharge à son Altesse et à messeigneurs les Princes, pour les affaires de Thonon; ce que je fay fort à propos , ce me semble , sur l'occasion que Monseigneur le Prince Cardinal m'a donnée de le remercier de l'advis qu'il m'a envoyé du bon commencement qu'il y a en la négociation faite pour la canonisation du bienheureux Amé ; car, d'autant que ce bienheureux Prince naquit à Thonon, je prends sujet de recommander l'introduction des Pères en ce lieu-là.

J'en fay de mesme avec son Altesse et Monseigneur le Prince , me trouvant obligé de leur tesmoigner la joie que j'ay en l'espérance de cette canonisation.

Que si vous-mesme donnés les lettres , vous pourrés adjouster que l'an passé , sur l'eminent danger auquel Thonon fut de la contagion , quand je dis à ces peuple la confiance qu'il doit avoir aux prières du bienheureux Prince, de la naissance duquel leur ville avoit esté honorée , il? ^n tesmoignerent tous un ressentiment .et une espérance extrêmes. Fratanto, me recommandant à vos oraysons et bonnes grâces, je suis sans fin de tout mon cœur , mon révérend Père , vostre, etc. » Communiquée par les dames de Miramion. C'est la 368« de la coUect. Biaise.

LETTRE

A SON ÉMINEKCE LE C3DINAL DE SAVOIE.

n lui témoigne la joie de la nouvelle dignité de ce prince, et il lui recoia»

mande les Barnabites.

Annecy, 10 mars 1616.

Je loue Dieu et bénis son saint nom , du bon achemLB#ment qu'on a donné à la canonisation du glorieux et bieït> heureux Amé. Nul, comme je pense, ne sauroit désirer la. perfection de ce saint projet avec plus d'affection que mof, qui prévois que tout ce peuple de deçà en recevra une extrême consolation et un grand accroissement de dévotion;, spécialement à Tlionon , lieu de la naissance de ce graiîfl Prince , où Tannée passée, lors des premières apprehensioiss de la peste de Genève , je remarquay un mouvement universel de confiance es intercessions de ce bienheureux amy de Dieu , lors que je leur representay le juste sujet qu'ils em avoient , pour l'honneur que leur air avoit eu d'avoir servi à la première respiration de ^e grand Prince.

Et pleust à Dieu que le très saint Père cust esté suppiil d'accorder une troisième messe solennelle avec indulgence pleniere pour ce lieu-là ; car je m'asseurp qu'en cette coar templation sa Sainteté i'eust volonliers accordée. Mais puk que cela n'a pas esté fait , je veux espérer en la bonté efe

* C'est la 369« de la collection Slaise, et la 31«» du livre !«' des ancie^iàaE éditions.

équité de vostre Altesse , que nous ne serons pas laissés en oubly pour la distribution des médailles; et cependant. Monseigneur, je la supplie tres-humblement d'embrasser fermement la protection de l'introduction des Pères Barnabites en la sainte Mayson de ce lieu-là de Thonon et au prieuré de Contamine. Vostre Altesse fera sans doute en cela un œuvre grandement aggreable à la divine Majesté , et lequel il me semble que le bienbeureux esprit du glorieux Prince Amé luy recommande dés le ciel très saintement; estimant que comme par ses prières Dieu fortifia le cœur de son Altesse pour establir la sainte dévotion par le moyen de ces bons Religieux qui assisteront et arroseront les vieux arbres afïin qu'ilz multiplient en fruits de pieté, et esleveront les enfans comme jeunes plantes, à ce que la postérité devance, s'il se peut , les prédécesseurs, et sçacbent tant mieux révérer leur saint Prince Amé , et obeyr en toute sousmission au sceptre et à la couronne qu'il a laissée en sa serenissime Mayson, que Dieu vueille faire à jamais prospérer. Monseigneur, selon les soubaits continuels du très humble , etc.

lettre'

A SON ALTESSE CHARLES EMMANUEL l", DUC DE SAVOIE.

(L'original en est conservé aux Archives de la Cour de Turin.) ^Question de la canonisation du bienheureux Amé , et affaire des Barnabites.

Annessy, 12 mars 1616,

Monseigneur ,

Je sçay que la charité et pieté de V. A. est Lien ferme au projet qu'elle a pour Fintroduction des Pères Barnabites à Thonon , à laquelle est attachée la conservation du prieuré ^e Contamine à la sainte Mayson de ce lieu-là , pour l'usage jtentretenement desdits Pères et de leur collège. Néanmoins puis que c'est mon devoir, je fay derechef ma très humble supplication à Y. A. pour ces mesmes fins, luy ramentevant seulement, que Thonon est.le lieu de la naissance du bienheureux Amé, de la prochaine canonisation duquel je me resjouis infiniment , présageant en icelle beaucoup de très sainctes bénédictions sur la couronne qu'il porte en ce monde, et sous laquelle il alla si heureusement estre couronné en Pautre.

Je fay très humblement la révérence à V. A. et suis im-

mortellemenl ,

Son très humble , très obyessant et très fidèle

orateur et serviteur ,

François , Ev. de Genève.

* C'est la 183« parmi les lettres inédites de la collection Biaise. Elle est la même pour le fond que la 51* du livre 1" des aiiCiennes éditions.

LETTRE

A S. A. CHARLES EMMANUEL l", DUC DE SAVOIE.

Saint François recommande à S. A. les habitants de la Savoie, et lui témoigne sa reconnoissance pour Tintroduction de l'industrie de la soie.

Anneci, le V«ndredi-Saint 29 mars 1616^ Monseigneur,

La charité et bonté queV. A. atesmoignées envers ces bons peuples de deçà, par le soin qu'elle a eu de faire réussir les projets de l'introduction de l'art de la soye en ces pais, et des PP. Barnabites à Thonon, ne peut jamais estre assez dignement remerciée; mays, à la faveur de la sainteté de ce jour, j'en fay néanmoins tres-humblement la révérence et Faction de grâces à Y. A., la suppliant de continuer sa dilection et protection sur cette province, en laquelle l'advancement de la gloire de Dieu est de si grande conséquence et plein de mérite pour V. A., que sa Divine Majesté fasse à jamais prospérer es bénédictions que luy soubaitte,

Monseigneur,

Yostre très humble et très obeyssant orateur et serviteur,

François, Evesque de Genève.

5 L'original en est conservé aux Archives de la Cour de Turin. C'est la 184* es lettres inédites de la collection Biaise.

LETTRE

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