‹ Œuvres complètesChapitre 65 sur 148 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Je commençai mon voyage à huit heures du soir précises. Le temps était calme et promettait une belle nuit. J'avais pris mes précautions pour ne pas être dérangé par des visites qui sont très rares à la hauteur où je logeais, dans les circonstances surtout où je me trouvais alors, et pour rester seul jusqu'à minuit. Quatre heures suffisaient amplement à l'exécution de mon entreprise, ne voulant faire pour cette fois qu'une simple excursion autour de ma chambre. Si le premier voyage a duré quarante-deux jours, c'est parce que je n'avais pas été le maitre de le faire plus court. Je ne voulus pas non plus m'assujettir à voyager beaucoup en voiture, comme auparavant, persuadé qu'un voyageur pédestre voit beaucoup de choses qui échappent à celui qui court la poste. Je résolus donc d'aller alternativement, et suivant les circonstances, à pied ou à cheval : nouvelle méthode que je n'ai pas encore

Français levaient le siège de Turin. La Superga sert de sépulture aux princes de la maison de Savoie.

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