LE GOUVERNEUR
Au menuet il manque un couple... Elle le danse, est-il pas vrai?.
LE STAROSTE
Ma fille n'est pas assez souple ; Moi-même je l'accouplerai.
LA FEMME DU GOUVERNEUR
Nous rirons, chanterons ensemble.
On fait l'éloge de sa voix.
LE STAROSTE
Monseigneur invite, il me semble, Beaucoup de dames à la fois.
LE COTÉ GAUCHE, en chœur.
• Quel coup d'œil ! Je suis en extase ! Quels tlouflons ! quel bal ravissant !
LE COTÉ DROIT, en chœur.
Gorgez-vous de rhum à plein vase :
Demain, vous boirez noire sang.
LE CONSEILLER, montrant le sénateur.
Il les écorchc, ces Sarmates , Mais il les fête, c'est égal.
LE STAROSTE
Nos enfants sont aux casemates Plus heureux que nous à ce bal 71.
UN OFFICIER RUSSE, à Beslujew 71.
Si tous les Slaves nous maudissent, S'ils lèvent tous des bras vengeurs,
Voici bien cent ans qu'ils subissent
Les plus vils de nos égorgeurs. J
UN ÉTUDIANT, à l'officier.
Vois comme Baïkow fait la roue !
Quel air obscène et quels propos !
Comme un reptile sur la bouc, Il saule, joyeux et dispos ; II montre les dents, il plaisante.
Baïkow est ivre, et sans façon Il va chanter... Silence ! il chante !
(A Baïkow.) Mon générât, quelque chanson !
BAÏKOW, sur Taîr de Bérenger.
« Quel honneur! quel honneur!
« Ah ! monsieur le sénateur, « Je suis votre humble serviteur, etc., etc. »