ACTE II, SCÈNE VIII
LOUISE
Écoute. Hier, il tlîsait qu'il t'adorait; aujourd'hui, il dil qu'il te déleste. Très-certainement il a mculi hier ou aujourd'hui... Eh bien! pourquoi ne seraitce pas aujourd'hui aussi bien qu'hier? Les chances sont au moins égales, lu en conviendras... El mainlcik.iiI, pourquoi te déleste t il ? voyons !
CHARLOTTE
Oh ! il m'accuse d'une chose affreuse !
LOUISE
El de quoi t'acciisc-t-il donc?
CHAH LOTTE
Il dil que loul cela esi une intrigue menée par moi, conduite par moi... Il me croit capable...
LOUISE
De ce que j'ai fait... Ma chère, ça n'esi pas aimable, ce que lu me dis là.
CHARLOTTE
Oh! Louise...
LOUISE
Sois tranquille ; je ris.
CHARLOTTE
Et moi, je pleure.
LOUISE
Oh! quelle étrange manière lu as d'envisager la vie! Qu'est-ce quec'est que cela?... Tu l'aimes? D'abord, lu as lorl de l'aimer... Toute femme qui aime perd la moitié de ses avantages. Mais t rois tu que c'est avec des larmes que lu le ramèneras?... Les hommes adorent nous voir pleurer, ça Utile leur amourpropre... C'est avec nos larmes qu'ils entretiennent ce préjugé, qu'ils sonl nécessaires au bonheur de notre existence... Allons, plus de ces faiblesses-là ! c'est de mauvais goût pour les gens... Justement, voilà un valet.
Oh ! celui - là , c'est un ancien serviteur de mon mari. Que voulez -vous, Comlois?