SCÈNE III
les uemls , ROGER DE SAINT -IIEREM.
rocer , iarrétanl à la porte.
Pardon , sire ; pardon , monsieur le duc ; mais je croyais celle soirée entièrement consacrée au bal , et je pensais que la politique était consignée à la porte de Buen-Reliro. Il n'en est point ainsi; je m'éloigne.
Non , mon cher Sainl-Hercm... non, rcsie, au
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contraire... monsieur le duc est dans les conditions voulues... Il venait me parler de deux dames pour lesquelles il me demande des invitations. Tu les porteras sur la liste.
ROGEn , tirant une liste de ta poche.
Comment se nominent-clles , monsieur le duc ?
le DEC, s'approchant du roi.
Monseigneur pcrmcttra-l-il que , jusqu'à nouvel ordre, ces dames gardent l'incognito? le ROI, à Roger.
Volontiers. Le duc les préseule , cela sulbt.
R0GLR.
Ah! ah!
LE roi.
Dilcs donc , mon cher duc , j'y pense , ne sontce poinl deux dames qui étaient hier au théàlre ?
le duc
Dans ma petite loge du rez-de-chaussée ? le roi.
C'csicela; charmâmes , mon cher duc , charmantes.
LE DUC
Monseigneur les a remarquées ?
LE ROI
Je n'ai regardé qu'elles pendant toute la soirée. C'est au poinl qu'en rentrant , Mno des Ursins m'a fait une querelle.
ROGER
Ah ! diable , monsieur le duc , prenez garde à ce que vous allez faire.
LE nue.
Que voulez-vous , monsieur le vicomte ! il faut subir son destin.
ROGER
Vous ne retirez pas votre demande ?
LE DUC
Non ; el même , si besoin est , je l'appuie de nouveau.
LE ROI
M. le duc d'Harcourt sait qu'il n'a qu'à demander une fois les choses possibles. Saint-IIerem , je te recommande particulièrement ces deux dames.
LE DUC
Mille fois merci , monseigneur.
le noi.
Vous vous trouverez avec elle* dans la salle des présentations.
LE DUC
Oui , monseigneur.
Et maintenant , monsieur le duc, vous avez à peine le temps d'aller chercher vos protégées et de revenir. Je vous en préviens , à minuit juste on se met a table.
le nue.
- Je ne perds pas un instant.
(// s incline et sort.)