‹ Œuvres de Alex. Dumas, 7Chapitre 117 sur 212 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

LK DUC

Des plus ini portantes.

line mission importante confiée à la discrétion de deux femmes ! cela me parait assez imprudent de la pan du gouvernement qui les en a chargées.

Lf DUC.

Elles l'ignorent elles-mêmes.

Dl noi 1.01.

Alors, elles arrivent ici...?

LE DUC

Sans savoir ce qu'elles y viennent faire. DUB0UI.0Y.

C'est fort drôle... je trouve cela drôle !

ROGF.R.

Et vous nous le direz, ù nous, ce qu'elles viennent faire?

LE DUC

Oui, car vous êtes de véritables amis du roi Philippe V, n'est-ce pas, de fidèles sujets du roi Louis XIV?

ROGER

Sans doute.

LE inc.

Eh bien ! on s'inquiète, à Versailles, de l'influence énorme que M me des Ursins a déjà prise sur le jeuuc roi.

ROGER

Vraiment !

On craint que M"* des Ursins ne soit dans les intérêts de l'Autriche; comprenez- vous?

Dl BOULOT.

Bah!

LE DUC

Et comme on sait qu'il n'y a pas de conseils, si s.iges qu'ils soient , qui puissent éclairer un homme ']ui est amoureux, il a été résolu...

R0GKR.

Que l'on combattrait l'amour par l'amour.

LE DUC

Justement. El à celellèl on a dépêché au roi deux femmes, afin que, s'il échappe à l'une, il tombe dans Us mains de l'autre.

ROGER

Prenez-y garde, monsieur le duc ! si les femmes

ALEXANDRE DUMAS. — TOME VII

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