‹ Œuvres de Alex. Dumas, 7Chapitre 120 sur 212 · SCÈNE VIII. LEDUC, LE KOI · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII. LEDUC, LE KOI

LE ROI

Eli bien ! mon cher duc ?

LE DUC

Eh bien ! monseigneur ?

LE ROI

Divines , en vérité, divines ! Maintenant, voyons, comment s'appellent-elles?

LE DUC

Il m'est défendu de dire leur nom.

LE ROI

Que viennent-elles faire à Madrid ?

LE DUC

Tout le monde doit l'ignorer.

LE ROI

Et où dcmcurenl-clles ?

LE DUC

C'est un mystère.

LE ROI

Même pour moi, duc?

LE DUC

Tous les hommes sont égaux devant un secret,

C'est juste , duc , c'est juste. Mai* s'il vous est

défendu de révéler ce secret au roi, il n'est pas défendu au comte de Mauléon de le pénétrer.

LE DUC

Le comte de Mauléon est jeune, noble et galant ; qu'il so serve des avaniagcs qu'il a reçus de la nature et de la Providence.

LE ROI

Eh bien ! on s'en servira, duc, el quand je saurai leur nom...

LE DUC

Eh bien?

LE ROI

Quand je saurai leur adresse...

LE DUC

Après ?

LE ROI

Tout ce dont je vous prie, c'est de leur demander pour moi la permission de me présenter chez elles.

LE DUC

Un roi pourrait à la rigueur , ce me semble , se dispenser de celte formalité.

LE ROI

Pas quand il eslpclil-fils de Louis XIV, monsieur le duc.

Monseigneur, il sera fait comme vous le désirez. (// continue d parler bas avec le roi pendant quelques instants, s'incline elsort.)

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