SCÈNE IV
LOUISE, M. DUBOULOY.
DUBOULOY.
Permettez, madame, que, malgré l'interdit lancé
LOUISE
DUBOULOY.
contre nous...
Vous êtes seul?
Parfaitement seul.
LOUISE
IL de Saint-Hercm ?...
DUBOULOY.
Je venais vous parler pour lui.
LOUISE
Vous venea de sa part ?
DUBOULOY.
Non, de la mienne.
Où est-il?
Je n'en sais rien.
LOUISE
LOUISE
Le roi était là, et M- de Sainl-Hercm a craint...
DUBOULOY.
Justement, et voilà ce qui l'a exaspéré !
Ah ! mon Dieu ! mais il est donc...
DUBOULOY.
Il est furieux.
LOUISE
El vous n'avez pu le calmer?
DUBOULOY.
Merci ! aux premiers mots que je lui ai dits , il m'a envoyé très-loin... puis il a prisses pistolets.
LOUISE
Ses pistolets1, mon Dieu!
DUBOULOY.
11 est sorti comme un désespéré.
Que fait-il ?
DUBOULOY.
Si vous pouviez me le dire , vous m'obligeriez beaucoup.
Tenez , M. Dubouloy , voyons , nous n'avons pas de temps à perdre , eniendons-nous.
DUBOULOY.
Je ne demande pas mieux.
LOUISE
Parlez, que veniez- vous faire ici ?
Dubouloy. '
Je venais conjurer Mme de Saint-Hercm de montrer un peu moins de cruauté envers mon malheureux ami, qui est rentré presque fou.
LOUISE
Vous Pavez donc revu depuis sa visite ici ?
DUBOULOY.
Un instant ; mais cet instant m'a suffi pour tout apprendre. 11 parait que la porte lui a été refusée.
Mais il fallait le suivre.
DUBOULOY.
Je l'ai voulu.
LOUISE
Eh bien !
DUBOULOY.
Il s'y est opposé.
El il ne vous a rien dit en partant?
DUBOULOY.
Il m'a dit de me tenir prêt pour ce soir.
LOU.ISE.
A quoi ?
DUBOULOY.
C'est ce que je lui ai demandé , il m'a répondu : A tout.
LOUISE
Oh ! mon Dieu! M. Dubouloy ! mon cher M. Dubouloy !...
DUBOULOY.
Madame...
Il faut que vous retrouviez M. de Saint-Hercm.
DUBOULOY.
C'est inutile, si je ne lui porte pas l'autorisation que , de mon propre mouvement, cl pour éviter les plus grands malheurs, je venais solliciter.