SCÈNE V
DUBOULOY seul, puis ROGER.
DUBOULOV.
Un instant! un instant! je réponds de tout... je n'ai pas dit un mol de cela, moi... J'ai dit que je le rattraperais probablement, et que je le ramènerais peutêtre. Et encore , le ramener... il faudrait pour cela retourner à l'hôtel ; cl cet officier qui l'attend de la part du roi... tout cela m'inquiète. (On soulève la jalousie.) Et qu'est-ce que c'est que cela ?
ROGER
Dubouloy !
DUBOULOY.
Ah ! mon ami , c'est toi , loi ici ?
DE SAINT-CYR
ROGER
Oui , sommes-nous seuls ?
DUBOULOY.
Toui à fait seuls.
ROGER
Ces dames...
DUBOULOY.
Là-bas , dans l'autre appartement.
ROGER
Bien ! le moment est venu où j'ai besoin de lui, il faut que lu m'aides.
DUBOULOY.
Mais attends donc que je le dise...
ROGER
Silence ! je n'ai qu'un instant. Elles peuvent revenir, et si l'une ou l'autre m'apercevait, (ont serait perdu.
DUBOULOY.
Mais au contraire, tout serait...
ROGER
Tais-loi , il y a une voilure attelée dans la ruelk, derrière le jardin ; les murs sont bas, j'ai sauté f»rdessus. Ce soir j'enlève Charlotte.
DUBOULOY.
Inutile d'enlever , mon ami , inutile.
ROGER
Comment cela ?
DUBOULOY.
Mais on se repenl , on ne demande pas inieus que de le recevoir... on l'ouvre les portes ; entre et prends un fauteuil ; tu es ici comme chez loi.
ROGER
Se pourrait-il ?
DUBOULOY.
Oui , mon cher.
Chut! Quel est ce bruit?
DUBOULOY.
Une voilure... le roi en descend.
ROGER
Le roi 1... et lu m'as dit qu'on se repentait... qoe je pouvais rester... on s'est donc imaginé que je jouerais le rôle de mari complaisant!... eh bien! oui , je reste... et c'est toi qui prépare toui !