ACTE I . SCÈNE XII
ROGER
Il n'y nvait personne, vous pouvez, donc me dire encore que vous m'aimez ; vous pouvez me le répéter, vous pouvez me faire le plus heureux des hommes.
CHARLOTTE
Mais êtes-vous hien sûr que personne...
ROGER
Oui... j'ai sauté par-dessus la charmille, j'ai fouillé le massif d'arhrcs.
Di'BOULOYf rentrant.
Mon ami, la porte du pavillon est fermée.
ROGER
Celle qui donne sur le jardin ?
DUBOULOY.
Oui.
ROGER
Elle se sera fermée toute seule.
DUBOULOT.
En attendant, nous sommes prisonniers ! (4 part.) Et moi... et moi... mon père, mon beau-père, ma future... tout cela qui m'attend à Charny !
CHARLOTTE
Mon Dieu, mon Dieu ! si nous étions découverts, nous serions perdus!
ROGER
Eh bien ! faites ce que je vous disais, Charlotte, suivez-moi...
Un enlèvement, monsieur !
DUBOULOY.
Oui , oui , enlevons ! cl surtout sortons d'ici ! ( A part. ) Quand je serai dehors, je prendrai mes jambes à mon coul... {Haut.) Enlevons vile , mon ami.
LOtTSE, à Dubouloy.
r, monsieur, je ne vous quitte pas !
duboitoy, à pari.
Bien ! île mieux en mieux î Ah ! Roger !
CHARLOTTE
Mais, monsieur, un enlèvement!... c'est impossible!
LOUSE
Qu'espères-tu donc? que vcux-iu que nous fassionn?.. si nous restons, que devenir ?...
CHARLOTTE
El d'ailleurs, comment fuir?
ROGER
Rien de plus facile... j'ai la clef du jardin, et par celte fenêtre...
Dl BOULOT.
Oh! oui, par cette fenêtre... et grâce à celle échelle que j'ai placée moi-même...
( //* ouvrent la fenêtre. Un exempt est au haut de l'échelle, une lettre de cachet à la main. )