scène m. L *rs
DUBOULOT. H^w£^^> Mon ami , je n'exige plus rien de loi. (Lui serrant la main.) La réparation est suffisante.
RUGMi.
Marié !
lis tu ne sais pas... une chose plus triste encore que toulce qui l'est arrivé ?...
DUBOULOT.
Quoi donc ?
ROGER
Après ce tour cruel , je jurai de ne jamais la revoir...
Eh bien !
ROGER
Et bien... je rentre ici, et je trouve M™* de Saint-Hcrem installée dans mon appartement , par ordre de Ma,c de Maitilenon.
DUBOULOT.
Mon ami , je rentre chez moi , et le concierge m'apprend que M*c Duhouloy est en possession de mon hôtel ; alors , je n'ai pas même voulu mellre le pied dans la maison, el j'ai couru chez mon père. Je lui devais bien une visite, lu en conviendras.
ROGER
Eh bien ! comment l'as-tu trouvé ?
DUBOULOT.
Furieux, mon ami, furieux ! cl il y avait de quoi, tu comprends. Comment ! je sors hier au moment d'épouser une femme , en lui disant : « Mon père , soyez tranquille... dans une heure, je suis ici... » Je reviens le lendemain , et marié avec une aulrc. Il n'a pas voulu croire un seul mot de tout ce que je lui ai raconté, cl me voyant perdre ma charge future à la cour, mon litre... lu sais... il m'a donne sa malédiction.
ROGER
Sa malédiction ?
DUBOULOY.
Parfaitement ! C'esl alors que , ne voulant pas rentrer chez moi ; que , ne pouvant pas rester chez mon père ; que , ne sachant où aller , enfin , je suis venu ici... Pauvre ami, je ne savais pas que, moins la malédiction paternelle, nous nous trouvions juste dans la même situation.
ROUER
Absolument la même.
LES DEMOISELLES DE SAINT-CYR
lUBOlLOt.
Non, non, pas la même, tu es encore couché «m un lil de rose», relativement à moi.
roqer.
Comment cela , je te prie?
MIROULOY.
Oui. Tu n'a» pas deux femme», loi : l'une que tu devait épouser et que lu n'as pas épousée, l'autre que lu ne devais pas épouser et que... C'est qu'elle a un père, deux frères cl trois cousins, vois-tu ?
ROUER
Laquelle?
DIROL'LOY.
L'autre, la majestueuse. Tout cela va me tomber sur les bras ; il faudra dégainer tous les jours... voilà pourquoi j'aimais mieux en finir tout de suite avec toi... Mais enfin , puisque nous sommes atteints du même coup , il ne sera pas dit que j'aggraverai la position... Seulement , que vas-tu faire? Puisque notre sort est pareil, il l'an t , ce me semble, que nos résolutions soient communes. Que résous-tu à l'égard de la femme?
comtois , entrant.
M™* de Saini-llercm fait demander à monsieur le vicomte s'il peut la recevoir.
ROGER
A l'instant! {Comtois sort.) Tu demandais ce que j'allais faire? Entre dans ce cabinet qui , comme lu le sais , a une seconde sortie. Écoute ce qui va se passer entre moi et Mme de Saint-Ilcmn ; et quand tu seras sulïihammenl édifié , rentre chez loi cl faisen auLmt avec M™ Dubouloy.
DIBOLI.OY.
Oh ! mon Dieu , dès les premiers mots que lu prononces, je devine ce qui me reste à faire... en deux secondes je suis à mon hôtel, et je le promets «le me montrer digne de toi! Ah ça ! pas de faiblesse ?
ROGER
Oh!... j'entends Mœo de Sainl-Hcrem... à ton poste !
(Dubouloy entre dans le cabinet.)
mander à quelle heure je serais visible, et... j'ac-