‹ Œuvres de BeaumarchaisChapitre 125 sur 319 · I.E COMTE, en dehors. — l'il homme · texte numérisé non relu

I.E COMTE, en dehors. — l'il homme

figaro. — Non.

LE comte. — C'est Rosine, que ta figure atroce aura mise en fuite.

FIGARO saute dans la chambre. — Ma foi, je le Crois... NOUS Voici enfin arrivés, malgré la pluie, la foudre et les éclairs.

le Comte, enveloppé d'un long manteau. — ■ Donne-moi la main. Il saute à son tour.) A nous la victoire!

figaro jetie son manteau. — Nous sommes tout percés. Charmant temps pour aller en bonne fortune ! Monseigneur, comment trouvezvous cette nuit'?

i.e comte. — Superbe pour un amant.

figaro. Oui, mais pou* un confident'?... el si quelqu'un allait nous surprendre ici '.'

le comte. — N'es-tu pas avec moi? J'ai bien une autre inquiétude; r'rst de la déterminer à quitter sur-le-champ la maison 'lu tuteur.

pigaro. — Vous avez pour vous trois passions toutes puissantes sur lf beau sexe; l'amour, la haine ri la crainte.

LE CoMTE regarde dans l'obscurité. — Comment lui a II nom er JiI'IISi| lle-

menl que le notaire l'attend chez loi pour nous unir? Elle trouvera mon projel bien hardi. Elle va me nommer audacieux.

figaro. — Si l'Ile vous nomme audacieux, vous l'appellerez cruelle. Les femmes aiment beaucoup qu'on le- appelle cruelles. Au surplus, si son amour f si tel que vous le désirez, vous lui direz qui vous êtes; elle ne doutera plus île vus sentiments.

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