I.E COMTE, en dehors. — l'il homme
figaro. — Non.
LE comte. — C'est Rosine, que ta figure atroce aura mise en fuite.
FIGARO saute dans la chambre. — Ma foi, je le Crois... NOUS Voici enfin arrivés, malgré la pluie, la foudre et les éclairs.
le Comte, enveloppé d'un long manteau. — ■ Donne-moi la main. Il saute à son tour.) A nous la victoire!
figaro jetie son manteau. — Nous sommes tout percés. Charmant temps pour aller en bonne fortune ! Monseigneur, comment trouvezvous cette nuit'?
i.e comte. — Superbe pour un amant.
figaro. Oui, mais pou* un confident'?... el si quelqu'un allait nous surprendre ici '.'
le comte. — N'es-tu pas avec moi? J'ai bien une autre inquiétude; r'rst de la déterminer à quitter sur-le-champ la maison 'lu tuteur.
pigaro. — Vous avez pour vous trois passions toutes puissantes sur lf beau sexe; l'amour, la haine ri la crainte.
LE CoMTE regarde dans l'obscurité. — Comment lui a II nom er JiI'IISi| lle-
menl que le notaire l'attend chez loi pour nous unir? Elle trouvera mon projel bien hardi. Elle va me nommer audacieux.
figaro. — Si l'Ile vous nomme audacieux, vous l'appellerez cruelle. Les femmes aiment beaucoup qu'on le- appelle cruelles. Au surplus, si son amour f si tel que vous le désirez, vous lui direz qui vous êtes; elle ne doutera plus île vus sentiments.