‹ Œuvres de BeaumarchaisChapitre 133 sur 319 · SCENE I. - FIGARO, SUZANNE · texte numérisé non relu

SCENE I. - FIGARO, SUZANNE

figaro. — Dix-neuf pieds sur vingt-six.

Suzanne. — Tiens, Figaro, voilà mon petil chapeau : le trouvës-

tu mieux ainsi?

figaro lai prend les mains. — Sans comparaison, ma charmante. Oh! que ce joli bouquet virginal, élevé sur la trie d'une belle tille, est doux, le matin des noces, à l'œil amoureux d'un époux!...

Suzanne se relire. — Que mesures-tu doue là, mon (ils?

figaro. — Je regarde, ma petite Suzanne, si ce beau lit que monseigneur nous donne aura bonne grâce Ici.

st:z.\NNE. — Dans cette chambre?

FIGARO. — II nous la cède.

srzANNE. — Et moi, je n'en veux point.

FIGARO. — Pourquoi?

suzanne. — Je n'en veux point.

figaro. — Mais encore?

Suzanne. — Elle me déplaît.

figaro. — On dit une raison.

suzanne. — Si je n'en veux pas dire?...

figaro. — Ob! quand elles sont sûres de nous!...

suzanne. — Prouver que j'ai raison serait accorder que je puis avilir tort. Es-tu mon serviteur ou non?

FIGARO. — Tu prends de l'humeur contre la chambre du château la plus commode, et qui tient le milieu des deux appartements. La nuit, si madame est incommodée, elle sonnera de son côté; zeste! en deux pas tu es «liez elle. .Monseigneur veut-il quelque chose? il n'a qu'à tinter du sien; crac! en trois sauts me voilà rendu!

SUZANNE. Fort bien! mais quand il aura tinté le matin pour te donner quelque bonne et longue commission, zeste! en deux pas il est à ma porte, el crac, en trois sauts...

FIGARO. — Qu'entendez-vous par ces paroles?

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