‹ Œuvres de BeaumarchaisChapitre 155 sur 319 · SCÈNE IV. — CHÉRUBIN, l'air honteux, SUZANNE, L\ COMTESSE, assise · texte numérisé non relu

SCÈNE IV. — CHÉRUBIN, l'air honteux, SUZANNE, L\ COMTESSE, assise

srz.\N.\E. — Entrez, monsieur l'officier; on est visible.

CHÉRUBIN avance en tremblant. — Ail ! que Ce nom m'afflige, madame !

il m'apprend qu'il faut quitter des lieux... une marraine si... bonne !...

SUZANNE. — Et si belle !

CHÉRUBIN, avec un soupir. — Alt OUÏ!

Suzanne i*c afait. Ah oui! Le lion jeune homme! avec ses

longues paupières hypocrites. Allons, bel oiseau bleu, chantez la romance à madame.

la comtesse la déplie. De qui... dit-on qu'elle est?

Suzanne. - Voyez la rougeur du coupable : en ;i-i-il un pied sur les joues?

chérubin. — Est-ce qu'il esl défendu... de chérir...

SUZANNE lui mel le poing sous le nez. — Je dirai tout, vaillii'il !

LA comtesse. — Là... chante-t-îl ?

chérubin. — OU! madame, je suis si tremblant!...

slzanne, en riant. — Et gnian, gnian, gnian, gniun, uiiia.ii, gnian, gnian; dès que madame le veut, modeste auteur! je vais raccompagner.

LA COMTESSE. — Prends ma guitare. (La co .sise, lient le papier

pour suivre. Suzanne est derrière son fauteuil, et prélude en regardant la musique par dessus sa maitresse. Le petit page est devant elle, les yeux baissés. Ce tableau est juste la belle estampe d'après Vauloo, appelée : La Conversation espaghc

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