SCENE XV. — SUZANNE, seule, jet'e un cri de frayeur
Ail ! (Elle tombe assise un moment. Elle va péniblement regarder à la fenêtre et
revient. i ji est déjà bien loin. Oh ! le petit garnement! aussi leste que joli! Si celui-là manque de femmes... Prenons sa place au plus
tôt. (En entrant dans le cabinet.) VOUS pOUVCZ à présent, monsieur le
comte, rompre la cloison si cela vous amuse; au diantre qui répond
mot. (Elle s'v enferme.
SCENE XVI. — LE COMTE. LA COMTESSE rentrent dans la ebambre. I.E COMTE, une pince à la main qu'il jette sur le fauteuil. — Tout est bien
comme je l'ai laissé. Madame, en m'exposant à briser celle porte, réfléchissez aux suites : encore une fois voulez-vous ouvrir?
la COMTESSE. — Eh! monsieur, quelle horrible humeur peut altérer ainsi les égards entre deux époux? Si l'amour vous dominait au point de vous inspirer ces fureurs, malgré leur déraison, je h's excuserais; j'oublierais, peut-être en faveur du motif ce qu'elles ont d'offensant pour moi. Mais la seule vanité peut-elle jeter dan- cel excès un galant homme?
le comte. — Amour ou vanité, vous ouvrirez la porte, ou je vais à l'instant...