‹ Œuvres de BeaumarchaisChapitre 193 sur 319 · BARTHOLO, FIGARO, BRID'OISON · texte numérisé non relu

BARTHOLO, FIGARO, BRID'OISON

Marceline s'assied. — Ali! je respire.

figaro. — Et moi, j'étouffe.

le comte, à part — Au moins je suis vengé, cela soulage.

figaro, àparL — El ce Bazile qui devait s'opposer au mariage de Marceline, voyez comme il revient. (Au comte, qui sort.) [Monseigneur, vous nous quittez?

le comte. — Tout est jugé.

figaro, •' Brid'oison. — C'est ce gros enflé de conseiller...

brid'oison. — Moi, gro-os enflé!

figaro. — Sans doute. Et je ne l'épouserai pas : je suis gentilhomme une fois. Le comte s'arrête.)

hartiiolo. — Vous l'épouserez.

figaro. —Sans l'aveu de mes nobles parents1?

hartiiolo. — Nommez-les, montrez-les.

FIGARO. — Qu'on me donne un peu «le temps : ,j<j suis bien près de les revoir; il y a quinze ans que je les cherche.

bartholo. — Le fat! c'est quelque enfant trouvé!

figaro. — Enfant perdu, docteur; ou plutôt, enfant volé.

le comte re%ient. — Voir, perdit, la preuve? Il crierai t qu'on lui fait injure!

figaro. — Monseigneur, quand les langes à dentelles, lapis brodés et joyaux d'or trouvés sur moi par les brigands n'indiqueraient pas rua haute naissance, la précaution qu'on avait prise de me faire des marques disiinctives témoignerait assez combien l étais un tils précieux : et cetbiéroglyphe à mon bras...

(Il wut se dépouiller le bras droit.

MARCELINE, se levant vivement. — Une Spatule à ton bras droit! figaro. — D'où savez-vous que je dois l'avoir? Marceline. Dieu ! c'esl lui !

figaro. — Oui, c'est moi.

BARTHOLO. à Marceline. — Et qui, lui ?

Marceline, vivement. — C'est Emmanuel.

bartholo. a Figaro. — Tu fus enlevé par des bohémiens ?

figaro, exalté. — Tout près d'un château. Bon docteur, si vous me rendez à ma noble famille, mettez un prix à ce service; des monceaux d'or n'arrêteront pas mes illustres parents.

BARTHOLO. montrant Marceline. — Voilà ta mère.

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