SCÈNE I. — FIGARO, SUZANNE
FIGARO, latenanl à bras le corps. — Eli bien! annnir, i's-lu contente?
elle a converti sondocteur, cette fine langue dorée de ma mère! Malgré sa répugnance, il l'épouse, el ton bourru d'oncle esl bridé; il n'y a que monseigneur qui rage; car enfin notre hymen va devepir le prix du leur, liis donc un peu de ce bon résultat.
Suzanne. — As-tu rien vu de plus étrange?
fîgaro. — Ou plutôt d'aussi gai. Nous ne voulions qu'une dol arrachée à' l'Excellence, en voilà deux dans nos maisons qui ne sortent pas des siennes. Une rivale acharnée te poursuivait, j'étais tourjrtenté par une furie! toul cela s'esl changé, pour nous, dans la plus bonne des mères; hier, j'étais comme seul au monde; et voilà que j'ai tous mes parents; pas si magnifiques, il esl vrai, que je me les étais galonnés, mais assez bien pour nous qui n'avons pas la vanité des riches,
Suzanne. — Aucune des choses que lu avais disposées, que nous attendions, mon ami, n'est pourtant arrivée.
fîgaro. — Le hasard a mieux fail que nous imis, ma petite; ainsi va le monde; on travaille, onptojette, on arrange d'un côté; la fortune accomplil de l'autre : et depuis l'affamé conquérant qui voudrait avaler la Terre, jusqu'au paisible aveugle qui se laisse mener par son chien, tous sont le jouet «le ses caprices; encore l'aveugle au chien est-il souvenl mieux conduit, moins trompé dans ses vues, que l'autre aveugle avec son entourage. — Pour cet aimable aveugle, qu'on nomme Amour...
Il la reprend tendrement, h ljr.i< le ps.)