‹ Œuvres de BeaumarchaisChapitre 202 sur 319 · SCÈNE IV. — UNE JEUNE BERGERE. CHERUBIN, en fille. FAN · texte numérisé non relu

SCÈNE IV. — UNE JEUNE BERGERE. CHERUBIN, en fille. FAN

CHETTE et beaucoup de jeunes filles habillées comme elle, et tenant des bou-

quels. LA COMTESSE, SUZANNE,

fanchette. — Madame, ce sont les Biles du bourg qui viennent

vous présenter des fleurs.

LA COMTESSE, serrant vite son ruban. — Elles sont charmantes : je Dtte

reproche, mes belles petites, de ne pas vous connaître toutes. (Montrant chérubin. Quelle est cette aimable enfant qui a l'air si modeste?

l'ne BEiu.ÈRE. — C'est une cousine a moi, madame, qui n'est ici que pour la noce.

la comte~-l. — Elle est jolie. Ne pouvant porter vinst bouquets,

faisons honneur à l'étrangère. Lie prend le bouquet de Chérubin, et le

ki front.) Elle en rougit ! a Suzanne. Ne trouves-tu pas, Suzon... qu'elle ressemble à quelqu'un?

Suzanne. — A s'y inéprendre, en vérité.

CHÉRUBIN, à part, les mains sur son cœur. — Ah! Ce baiser-là ma été

bien loin !

â46 LE MARIAGE I>K FIGAUO

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