I.E COMTE, en colère. — Eh liii'll ! madame
la comtesse. — Eh bien ! monsieur, vous me voyez plus surprise que vous, et, pour le moins, aussi fâchée.
LE COMTE. — Oui; mai- tantôl ce malin?...
LA comtesse. — Je serais coupable, en effet, si je dissimulais encore. Il était descendu chez moi. Nous entamions le badinage que ces enfants viennent d'achever; vous nous avez surprises L'habillant; votre premier mouvement est si vif! il s'est sauvé, je me suis troublée, l'effroi général a fait le rsste.
LE COMTE, avec dépit à Chérubin. — Pourquoi n'êtfeS-VOUS pas parti? CHÉRUBIN, ''tant sou chapeau brusquement. — ■ Monseigneur...
le comte. — Je punirai la désobéissance.
FANCHETTE, étourdiment. — Ail ! monseigneur, entendez-nu M . To.UteS
les fois que vous venez m'embrasser, vous savez bien que vous dites toujours : Si lu veux m'aimer, petite Fanchette,je te donnerai ce que lu voudras.
LE COMTE, rougissant. — Moi. j'ai dit Cela?
kanciiette. — Oui, monseigneur. Au lieu de punir Chérubin, donnez-le moi en mariage, et je vous aimerai à la folie.
LE COMTE, à part. — Être ensorcelé par tin page !
la comtesse. — Eh bien! monsieur, à votre tour; l'aveu de cette enfant, aussi naïf que le mien, atteste enfin deux vérités : que c'est toujours sans le vouloir si je vous cause des inquiétudes; pendant que vous épuisez tout pour augmenter et justifier les miennes.
antonio. — Vous aussi, monseigneur ! Damel je vous la redresserai connue feu sa mère, qui esl morte... Ce n'est pas pour la conséquence; mais c'esl que madame sait bien que les petites filles, quand elles sonl grandes...
le comte, déconcerté, à p.nt. — Il y a un mauvais génie qui tourne toul ici contre moi.