‹ Œuvres de BeaumarchaisChapitre 230 sur 319 · SCÈNE XIX.— TOI - LES ACTEURS PRÉCÉDENTS, LA COMTESSE · texte numérisé non relu

SCÈNE XIX.— TOI - LES ACTEURS PRÉCÉDENTS, LA COMTESSE

le l'autre pavillon.

LA COMTESSE se jette à genoux. — Au moins je fv-rai nombre.

LE COMTE. regardant la comtesse et Suzanne. — Ah! qu'est-ce que je

vois '.

brid'oison, riant. — Eh. pardi! cè-est madame.

LE COMTE veut relever la comtesse. — Quoi ! c'était VOUS, comtesse '?. . .

ton suppliant. Il n'y a qu'un pardon bien généreux...

la COMTESSE, en riant. — Vous diriez non, non. à ma place; et moi, pour la troisième fois d'aujourd'hui, je L'accorde sans condition. (Elle se relèi

SUZANNE se relève^ — Moi aussi.

MARCELINE - re. — Moi aUSSÏ.

FIGARO se relève. — Moi aUSSÏ; il >' a ilê l'écho i'i! Tons se relèi

le comte. — De l'écho! — J'ai voulu ruser avec eux, ils m'ont traité comme un enfant.

la comtesse; en riant. — Ne le regrettez pas, monsieur le comte.

FIGARO s'essnyant les gênons . son chapeau. — Une petit"' journée

comme celle-ci forme bien un ambassadeur! le comte, i Suzanne. — Ce bHlel fermé d'une épingle?... Suzanne. — C'est madame qui L'avait dicté.

le comte. — La réponse lui en est bien due. l baise la main de la

l\ comtesse. — - Chacun aura ce qui lui appartient. Eiiedonneia

bourse à Figaro et le 'liamant h Sttza

Suzanne, à i garo. — Encore une dot.

FIGARO, frappant la bourse. — Et de trOÎS. Celle-CÏ fui lll'l" à aiTl-

cher.

-uzanne. — Comme notre mari g grippe-soleil. — Et la jarretière dé la mariée * l'aurons-je"?

LA COMTESSE arrache le ruban qu'elle a tant gardé dans son sein et le ;

terre. — La jarretière '.' Elle ^fait avec ses habits; la voilà. Les sarçons

de la noce veulent la rarri

CHÉRUBIN, i lus alerte, court !a prendre et dit : — Que Celui qui la veut

vienne me la disputer.

le comte, en ri;.nt. au pa?e. — Poui un monsieur si chatouilleux, qu'avez-vous trouvé de gai à certain soufflet de tantôt?

CHÉRUBIN recule en lïranl à moitié son épi e. \ I, 1 1 1 < • M Colonel ?

Figaro, avec u i (àe. C'esl sur ma joue qu'il I ;i reçu :

voilà comme les grands fonl justice !

le comte, riant. C'esl sur sa joue? Ah! ;ili! ah! qu'en ditesvous dune, ma chère comtesse?

I.\ COMTESSE, absoi il à elle eldil avec sensibilité. — Ali! Oui,

cher comte, el pour la vie, sang distraction, je vous le jure.

LE COMTE, frappanl sur l'épaule du juge. El VOUS, doi) Brid'oison,

votre avis, maintenant '?

brid'oison. — Su-ur toul ce que .j'' vois, monsieur le comte?... Mn-a foi, pour moi, je-e ne sais que vous dire : voilà ma Façon « I «^ penser.

TOUS ensemble. — Bien jugé.

itgako. — J'étais pauvre, on nié méprisait. J'ai montré quelque esprit, la haine es! accourue. Une jolie femme et de la fortune...

bartholo, en riant. — Lés cœurs vont te reveniren foule.

figaro. — Est-il possible .'

bartholo. — Je les connais.

kigaro. saluant les spectateurs. — Ma femme et iiinii bien mis à part, tous me feront honneur et plaisir. (On joue la ritournelle du vaudeville.]

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