‹ Œuvres de BeaumarchaisChapitre 245 sur 319 · SCÈNE XII. — LÉON, LE COMTE, BÉGEARSS · texte numérisé non relu

SCÈNE XII. — LÉON, LE COMTE, BÉGEARSS

LE COMTE veut sortir, il voit entrer Léon. — Voici l'autre!

LE<>N, timidement, veul embrasser! mte. — Mon père, agréez 111011 PeSr

pect. A.vez-vous bien passé la nuit?

LE COMTE, sèchement, le repousse, — <>Ù fÛtes-VOUS, monsieur, hier au s.iii?

léon. — Mou père, on me mena dans une assemblée estimable..,

LE COMTE. — OÙ VOUS lïtrs mit' |.< Ml !•' /

léon. — <>n m'invita d'y lire un essai que j'ai f;iii sur l'abus des vœux monastiques, el le droit de s'en relever.

le comte, amèrement. — Les vœux des chevaliers en sont"?

bégearss. — Qui fut, dit-on, très applaudi?

léon. — Monsieur, on a montré quelque indulgence pour mon âge,

le comte. — Donc, an lieu de vous préparer à partir | vos

caravanes, à bien mériter de votre ordre, vous vous faites <1< > ennemis? Vous allez composant, écrivanl sur le ton du jour?... Bientôt on ne distinguera plus un gentilhoi • d'un savant!

léon timidement, — Mon père, on en distinguera mieux un ignorant d'un homme instruit, el l'homme libre de l'esclave.

le comte. — Discours d'enthousiastei On voit où vous en voulez

Venir. Il vent sortir.)

léon. — Mon père !...

le comte dédaigneux. — Laissez à l'artisan des villes ces locutions triviales. Les gens de notre étal onl un langage plus élevé. Qui estce qui ilii mon père, à la cour, monsieur? Appelez-moi, monsieur] Vous sentez l'homme du commun ! Sun père !... (n ^ort: Léon le suit en

regardant Bégearss qui lui fait an geste de compassion. Allons, monsieur Bé-

gearss, allons!

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