ACTE II. SCÈNE XXII
donner Florestine pour femme? Celle que l'on croil ma pupille... elle est ma BHe; elle esl sa sœur.
LÉON, reculant vivement. — Florestine !... lui somi!...
bégearss. — Voilà le mol qu'un sévère devoir... Ali! je vous le dois i tous deux : mon silence pouvait vous perdre. Eli bien, Léon, voulez-vous vous battre avec moi.
léon. — Mon généreux ami ! je ne suis qu'un ingrat, un monstre ! oubliez ma rage insensée...
bégearss. bien tartane. — Mais c'est a condition que ce fatal secret ne sortira jamais... Dévoiler la honte d'un p^-re. ce serait un crime...
LÉON, -i jetant dans ses bras. — Ali! jamais.
- EXE XXI. — LE COMTE, FIGARO, LÉON, BEi.EAUSS.
pigaro, accourant. — Les voilà, les voilà!
LE comte. — Dans les bras l'un de l'autre! Eh! vous perdez l'esprit.
Figaro, stupéfait. — Ma foi! monsieur... "il le perdrait à moins.
le comte à Figaro. — M'expliquerez-vous cette énigme?
léon, uembiant. — Ah! c'est à moi, mon père, à l'expliquer. Pardon! je 'lois mourir do lion te! sur un sujet a-»-/ frivole, je m'étais... beaucoup oublié. Son caractère généreux, non seulement ni'- rend à la raison, mais il a la bonté d'excuser ma folie en me la pardonnant. Je lui en rendais grâce lorsque vous nous avez surpris.
le comte. — Ce n'est pas la centième l'"is que vous lui devez de la reconnaissance. Au fait, mai- lui en devons ton-. Figaro, sans
parler, se donne un coup de poing -iu front. Beu-ear^s 'l'examine et sourit.
le comte, i son aïs. — Retirez-vous, monsieur. Votre aveu seul enchaîne ma colère.
bégearss. — Ah! monsieur, tout est oublié.
le comte, à Léon. — Ali. z vous repentir devoir manqué à mon ami, au vôtre, à l'homme le plus vertueux...
LÉON, s'en allant. — Je suis au désespoir!
figaro à part, avec colère. — C'est un légion do diables enfermés dans un seul pourpoint.