‹ Œuvres de BeaumarchaisChapitre 277 sur 319 · SCÈNE IV. — BÉGEARSS, SUZANNE · texte numérisé non relu

SCÈNE IV. — BÉGEARSS, SUZANNE

SUZANNE accourant, fait un cri d'étonnement de voir un autre que Figaro. — Ali ! (a part.) Ce n'est pas lui !

bégearss. — Quelle surprise! Et qu'attendais-tu donc"?

SUZANNE, se remettant. — Personne. On se croit seule ici....

bégearss. — Puisque je l'y rencontre, un mol avant le comité.

SUZANNE. — (Jue parlez-vous de comité? Réellement depuis deux ans on n'entend plus du tout la langue de ce pays.

BEGEARSS riant sardoniquement. — Hé! lié! [Il pétrit dans sa boîte une prise de tabac, d'un air content de lui. ) Ce colnilé, ma cllèro, esl Ulle conférence entre la comtesse^ son fils, noire jeune pupille et moi, sur le grand objel que tu sais.

SUZANNE. — Après la scène que j'ai vue, OSez-VOUS encore l'espérer?

bé<;earss bien fat. — Oser l'espérer !... .Non. Mais seulement... je l'épouse ce soir.

SUZANNE vivement. — Malgré son amour pour Léon?

bégearss. — Bonne femme, qui me disais : Si vous faites cela, monsieur...

Suzanne. — Eh! qui eût pu l'imaginer?

BÉGEARSS prenant son tabac en plusieurs fois. — Enfin que dif-Oll? patle-

t-on? Toi qui vis dans l'intérieur, qui as l'honneur des confidences, y pense-t-on du bien de moi? car c'est là le point important.

suzanne. — L'important serait de savoir quel talisman vous

employez pour dominer tOUS les esprits? Monsieur ne parle île vous qu'avec enthousiasme, ma maîtresse vous porte aux nues, sou lils n'a d'espoir qu'en vous seul, notre pupille VOUS révère!...

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