ACTE IV, SCENE XV
reste de pitié, parmi lés noms qu'on va donner ù ce Mis. héritier d'un autre... »
la comtesse priant. — Accepte l'horreur que j'éprouve, en expiation de ma faute !
le comte ut. — Puis-je espérer que le nom de Léon... » n parie.) El ce fils s'appelle Léon .'
LA COMTESSE égarée., les yeux fermés. — Mon Dieu ! mon crime fut
bien grand, s'il égala ma punition. Que ta volonté s'accomplisse!
le comte plus fort. — Et couverte de cette opprobre, vous osez me demander compte de mon éloignemenl pour lui!
la comtesse priant toujours. — Qui suis-je pour m'y opposer, lorsque ton bras s'appesantit .'
le comte. — Et, lorsque vous plaidez pour l'enfant de ce malheureux, vous avez au bras mon portrait!
la comtesse, en le détachant, le regarde. — Monsieur, monsieur, je le rendrai; je sais que je non suis pas digne. (Dans le plus grand . ment. Ciel! que m'arrive-t-il? Ah! je perds la raison! Ma conscience troublée fait naître des fantômes! — ■ Réprobation anticipée! — Je \njs ce qui n'existe pas... Ce n'esl plus vous: c'esl lui qui me l'ail signe de le suivre, d'aller le rejoindre au tombeau?
LE comte effrayé. — Commenl ! Eh bien, non, ce n'est pas...
la comtesse en détir< . — i imbre terrible ! éloigne-toi.
le comtl crie arec douleur. — <'.<• u'esl pas ce que vous croyez !
LA COMTESSE jelte le bracelet par terre — Attends... Oui, je t'obéirai... LE COMTE plus troublé. — Madame, écoutez-moi...
LA COMTESSE. — J'irai... Je t'obëis... Je meurs... Elle reste évanouie.] l.E COMTE effrayé ramasse le bracelet. — J'ai passé la mesure... Elle se
trouve mal... Ali! Dieu! courons lui chercher du secours, n sort, il
■s'enfuit. Les convulsions de fa douleur fanl glissCT la comtesse à terre. 1
' SCÈNE XIV. — LÉON accourant, LA COMTESSE évanouie.
léon avec force. — 0 ma îiièii1!... ma mère! c'est moi qui tëdonne
la mort? H l'enlève et la remet sur son fauteuil, évanouie-) Que ne Sllis-p'
paiii sans rien exiger de personne ? j'aurais prévenu ceshorrëurs!