ACTE V. SCÈNE V 32S
m |-\[.; iv. — Les mêmes, FIGARO, M. FAI., in notaire.
figaro accourant et jetant sou manteau. — Malédiction! il a le portefeuille. J'ai vu le traître l'emporter quand r -ui^ entré chez monsieur.
le comte. — 0 monsieur Fal! vous vous êtes pressé!
m. fal vivement. — Non, monsieur, au contraire. Il est resté plus d'une heure avec moi, m'a l'ait achever le contrat, y insérer la donation qu'il fait. Puis il m'a remis mon reçu, au bas duquel était le vôtre, en me disantque la comme est à lui, qu'elle est un fruit d'hérédité, qu'il vous l'a remise en confiance...
le comte. — 0 scélérat! Il n'oublie rien!
figaro. — Que de trembler sur l'avenir!
m. fal. — Avec ces éclaircissements, ai-je pu refuser le portefeuille qu'il exigeait? Ce sonl trois millions au porteur. Si vous rompez le mariage, el qu'il veuille garder l'argent, c'est un mal presque sans remède.
le comte avec véhémence. — Une (mit l'->r du monde périsse, ''i que je sois débarrassé de lui !
FIGARO jetant son chapeau sur un fauteuil. — Dussé-je être pendu, il
n'en gardera pas u îbole! a Suzanne.] Veille au dehors, Suzanne.
(Elle so
m. fal. — Avez-vous un moyen de lui faire avouer devant de bons témoins qu'il tient ce trésor de monsieur? Sans cela je défie qu'on puisse le lui arracher.
figaro. — S'il apprend par son Allemand ce qui se passe dans l'hôtel il n'y rentrera plus.
le comte vivement. — Tant mieux ! c'esf toul ce que je veux. Ah! qu'il garde le reste.
figaro vivement. — Lui laisser par dépit l'héritage de vos enfants? ce n'est pas vertu, c'est faiblesse.
léon fâché. — Figaro !
FIGARO plus fort. — Je ne m'en dédis point. An comte.) Qu'uli-
tiendra dune de vous l'attachement, si vous payez ainsi la perûdie?
LE COMTE se fâchant. — .Mais l'en I îvpi endre -an- SUCCeS, c'est lui
ménager un triomphe...