ACTE QUATRIÈME
Un domestique entre, range le salon, éteint le lustre et les bougies de l'appartement. On entend une sonnette de l'intérieur : ii écoute, et indique par son geste que c'est madame Murer qui sonne. Il g court. Un moment après, il repasse avec un bougeoir allumé, et sort par la porte du vestibule; il rentre sans lumière, suivi de plusieurs domestiques auxquels il parle bas. et ils passent tous èi petit bruit chez madame Murer, qui est (dors censée leur donner ses ordres. Les valets repassent dans le salon, courent dehors par le vestibule, et rentrent chez madame Murer par te même salon, armés de couteaux <te chasse, d'épées et de flambeaux non allumés. Un moment après. Robert entre par le vestibule, une lettre ii la main, un bougeoir dan^ l'autre : comme c'est la réponse du comte de Clarendon qu'il rapporte, il se presse de passer chez madame Murer pour la lui remettre. Il y a ici un petit intervalle de temps sans mouvement, et le quatrième acte commence.
SCÈNE I. — MADAME MURER, ROBERT, portant un bougeoir, rallume les bougies qui ont été éteintes sur la tablu pendant l'entr'acte : le salon est obscur.
MADAME MURER tient un billet, et en marchant se parle à elle-même. — Il
viendra, (au laquais.) Vous avez été bien longtemps.
Robert. — Il n'était pas rendu : j'ai attendu. Et puis c'est un tapage dans L'hôtel! il se marie demain, tout est sens dessus dessous : on ii'' savait où prendre de l'encre et du papier.
madame murer à part. — Il viendra... Ecoute, Robert, fais exactement ce que je vais t'ordonner. Va dans le jardin, tout auprès de la petite porte; tiens-toi là sans remuer; et quand tu entendras le bruit d'une clef dans la serrure, viens vite ici m'en donner avis.
Robert. — Il doit donc entrer par là?
MADAME MURER. — Faites ce qu'on VOUS dit. (Robert sort parla porte du jardin.)