SCENE IX. — LES MEMES, LE COMTE DE CLARENDON entre préci
pitamment, sans cpée.
LE BARON avec horreur. — C'esl lui.
madame murer. — Il veui la voir mourir.
LE BARON. — Il mourra avant clic. ,ll avance vers lui. et met l'épée à lu
main.) Défends-toi, perfide.
MU CHARLES se jetant au-devanl de lui. — Mon père, il esl >.'i lis ariiii-.
le comte. — J'ai cru < ] « i « - le repentir était la seule qui convint
au Coupable. (U court se mettre aux genoux d'Eugénie.) Eugénie, tu triomphes. Je ne suis plus ce! insensé qui s'avilissait en te trompant; je le jure un amour, un respect éternels (se levâni avec effroi.) 0 ciel! l'horreur el la mort m'environnent! que s'est-il donc passé?
SIR CHARLES pleurant. — Ces nouvelles arrivent trop tard; l'objet de tant de larmes n'es! plus en étal de recevoir aucune consolation.
le comte vivement. — Non, non. L'excès de la douleur seul a porté le trouMe dans ses esprits.
MADAME MURER pleurant. — Hélas! imus il 'espérons plus rien. (Betsy est debout derrière le fauteuil de sa maîtresse, et s'essuie les yeux avec son tablier. )
le comte effrayé. — Craindriez-vous pour elle? Ali! laissez-moi me flatter que je ne suis pas si coupable. (D'un ton plus doux.) Eugénie ! chère épouse! Cette voix qui avait tant d'empire sur ton cirur ne
peut-elle plus lien sur lui? (Il lui prend la main,)
EUGENIE, rappelée à elle par le mouvement qu'elle reçoit, regarde en silence, fait un mouvement d'horreur en voyant le comte, se retourne, et dit : — iMeux!...
j'ai cru le voir...
LE COMTE se rernellanl à ses pieds. — (lui, c'est lllui.
EUGENIE dans les bras de sa tante, dit en frissonnant sans regarder, — (/est lui!
le comte. — L'ambition m'égarait, l'honneur el l'amour me ramènent à vus pieds... nos beaux jours ne sont pas finis.