ACTE II, SCÈNE VI J 2i
Rosine. — Faites mieux : murez les fenèlres tout d'un coup ; d'une prison à un cachot, la différence est si peu de chose!
BARTHOLÔ. — Pour celles qui donnent sur la rue, ce ne serait peut-être pas si mal... Ce harhier n'est pas entré chez vous, au moins?
rosine. — Vous donne-t-il aussi dé l'inquiétude?
bartholo. — Tout comme un autre.
rosine. — Que vos répliques sont honnêtes!
bartholo. — Ah! fiez-vous à toui le inonde, et vous aurez bientôt à la maison uni' bonne femme pour vous tromper, de bons amis pour vous la souffler, et de bons valets pour les y aider.
rosine. — Quoi! vous n'accorde/, pas même qu'on ait des principes contre la séduction de M. Figaro-?
bartholo. — Qui diable entend quelque chose à la bizarrerie des femmes, et combien j'en ai vu de ces vertus à principes...
rosine, en colère. — Mais, monsieur, s'il suffit d'être homme pour nous plaire, pourquoi donc me déplaisez-vous si fort'?
bartholo, stupéfait. — Pourquoi?... Pourquoi?... Vous ne répondez pas à ma question sur ce barbier?
rosine, outrée. — Ah bien ! oui, cet homme est entré chez moi, je l'ai vu, je lui ai parlé. Je ne vous cache pas même que je l'ai trouvé fort aimable : et puissie/.-vous en mourir de dépit.
Elle sort/