‹ Œuvres de BeaumarchaisChapitre 95 sur 319 · SCÈNE XV. — BARTHOLO, ROSINE · texte numérisé non relu

SCÈNE XV. — BARTHOLO, ROSINE

BARTHOLO le regarde aller. — Il est enfin parti. (A pal I.) Dissimulons.

Rosine. — Convenez pourtant, monsieur, qu'il est bien gai, ce jeune soldat! A travers son ivresse, on voit qu'il ne manque ni d'esprit, ni tYwno certaine éducation.

bartholo. — Heureux, m'amour, d'avoir pu nous en délivrer! Mais n'es-tu pas un peu curieuse de lire avec moi le papier qu'il t'a remis?

Rosine. — Quel papier?

BARTHOLO. — Celui qu'il a feint de ramasser pour le le faire accepter.

rosine. — Boni c'est la lettre de mon cousin l'officier qui était tombée de ma poche.

bartholo. J'ai idée, moi qu'il l'a tirée de la sienne.

rosine. — .le l'ai très bien reconnue.

bartholo. — Qu'est-ce qu'il coûte d'y regarder?

rosine. — Je ne sais pas seulement ce que j'en ai l'ait.

BARTHOLO, montrât»! la pochette. — Tu l'as mise là.

rosine. — Ah! ah! par distraction,

bartholo. — Ah! sûrement. Tu vas voir que ce sera quelque folie.

rosine, à part. — Si je ne le mets pas en colère, il n'y aura pas moyen de refuser.

bartholo. — Donne donc, mon cœur.

rosine. — Mais quelle idée avez-vous en insistant, monsieur? est-ce encore quelque méfiance?

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