recommande sa mère au disciple qu'il aimoit
279 [a]. Et environ à trois heures1, ou, suivant les Hébreux, à neuf heures, Jésus cria: « Eli, Eli, lamma
Séries vitse.
Matth. 27. vers. 35. Matth. i5. vers. 24- Lucae 23. v. 34. Joann. 19. v. 23. et 24. Populus verô spectans, et Pontifices, et milites ei insultabant morienti, variaque exprobrabant, Matth. 27. v. 3g. usque ad 44- Marci i5. v. 29. usque ad 33. Lucae a3. vers. 35. Gùm verô et alter latronum hoc faceret, alter eum reprehendit, Jesum agnoscit Dominum suum, et ab eo paradisi promissionem impetrat, Lucae 23. versu 39. usque ad 44- Hinc matrem adstantem cruci commendat discipulo praesenti, quem diligebat, Joann. 19. versu 25. et seqq.
1. Tetrateachus in Matth. XXVII, 45: ...id est tertiam nostram post meridianam.
sabbactani ? » c'est à dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoy m'avez vous délaissé? » sçavoir en sa nature humaine, abandonnée à tous les tourmens des bourreaux, et de ses ennemis, sans consolation. Et il s'adresse à Dieu pour demander la cause de cet abandon, par conséquent x\on voit] que c'est le péché des hommes qu'il expioit dans sa chair innocente. Néanmoins, ce péché n'est pas bien connu des hommes, et son horreur n'est bien connue que de Dieu seul. Et mesme ce discours peut estre entendu comme une prière que Jésus fait au Père de se souvenir de la fin pour laquelle il l'afflige et l'abandonne; comme disant: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez vous délaissé ? vous sçavez, mon Dieu, que c'est pour le salut du monde, appliquez donc le fruit de ce sacrifice au genre humain, auquel vous l'avez destiné. Et ces paroles sont pleines d'espérance et non pas de desespoir, car il dit : Mon Dieu, mon Dieu ! or, Dieu n'est point le Dieu des morts, ny des désespérez2.
Séries vitœ.