‹ Œuvres de Boileau a l'usage de le jeunesseChapitre 37 sur 62 · SUR LA MORT D’UNE PARENTE · texte numérisé non relu

SUR LA MORT D’UNE PARENTE

Nourri dès le berceau près de la jeune Oraute,

Et non moins par le cœur que par le sang lié ,

A ses jeux innocens , enfant , associé,

Je goûtais les douceurs d’une amitié charmante :

Quand un faux Esculape , à cervelle ignorante ,

A la fin d’un long mal vainement pallié ,

Rompant de ses beaux jours le fil trop délié ,

Pour jamais me ravit mon aimable parente.

Oh ! qu’un si rude coup me fit verser de pleurs ! Bientôt, la plume, en main, signalant mes douleurs Je demandai raison d’un acte si perfide.

Oui , j’en fis dès quinze ans ma plainte à l’univers. Et l’ardeur de venger ce barbare homicide Fut le premier démon qui m’inspira des vers.

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ÉPIGRAMMES

A UN MÉDECIN (l).

Oui , j'ai dit dans mes vers qu’un célèbre assassin , Laissant de Gallien la science infertile , D’ignorant me'decin devint maçon habile ;

Mais de parler de vous je n’eus jamais ^dessein , Perrault , ma muse est trop correcte.

Vous êtes , je l’avoue, ignorant me'decin,

Mais non pas habile architecte.

(O Cette épigremme fut composée après la publication de l’Art poétique où l’auteur avait fait , au commencement du quatrième chant , la métamorphose 4'un médecin en architecte.

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