‹ Œuvres de boileau despreaux, nouvelle edition; augmentèe de notes ed de la vie de l'auteurChapitre 46 sur 70 · XXIV. / Au même · texte numérisé non relu

XXIV. / Au même

Ton oncle , dis-tu , l'assassin "M'a guéri U'une malWiie :

La preuve qu'il m fut jamais mon me'decin , C'est que je suis encor en vie.

Au même. , Le br;iït court que Bacchus, Jnnon, Jupiter, Mars ,

A:jgu^n,'M"aîcâ des beaux-arts ,

. ■■ ÊPIGR AM.MES.' m Les Ris mêmes , Jcs.Teux , 1rs GrEces et leur mère,

F.t tous les dieux enfans d'Homère,

Résolus de venger leur père , .Terrent de'jà sur vous de dangereux reRardn. Perrault, craignez enfin quelque triste aventure) Comment soutiendrez- vous nn choc si violent î

n est vrai , Vise* (i) vous sssurc

Que vous avez pour vous Mercure j

Mais c'est le Mercure galant.

Parodie Lurlrtatte delà premitr* jwfe'fàl de Pms darc . à ta louange de M. Perrault.

M .u.r.ni: son fratras obscur , -Souvent BrelKeuf e'tînce.Ile.

Tin vers noble , quoique dur,

Si du pa^ît ennuyeux

Tu veux trouver le modèle .

Ne cherche point dans les cieux

D'astre eu soleil préférable ;

Ni , dans la foule innombrable

Du tant d'écrivains divers ,

Chez r.oîpnnrd rangés des vers ,

Un poète comparable

A l'auteur inimitable (91

De peau-d'âno. mis en vers.

fi)' Auteur du Mercure galant.

00 IWl résolu de .parodier l'ode , mais' dans ce W: \* ," ous no,ls "ccommodimcs M. Purr.ult et moi.

VIV lîc V eut ' 1 ", c ce couplet de fait.

ttS-J^m B " ^""W-Hayiit rimé le conte d«

mm,*»*-

$00 ÊPIGRAMMES.

Sur la réconciliation de l'auteur et de M, Perrault,

T o u T le trouble poétique' A Paris s'en va cesser ; Perrault l'anti-pindarique Et Despréaux l'boménquc Consen tent de s'embrasser.

Quelque aigreur qui les anime , Quand , maigre' l'emportement ,, Comme eux l'un et l'autre on s'estime , ^L'accord se tait aisémetit.

Mon embarras est comment On pourra finir la guerre De Pradon et du parrterre,

jâùx RR, PP. Jésuites , auteurs du journal de Trévoux.

Mes révérends pères en Dieu ,

Et mes confrères en satire :

Dans vos écrits , en plus d'un lîeu , Je vois qu'à mes dépens vous affectez de rire. Mais ne craignes- vous point que , pour rire de vous, Relisant Juvénal , refeuilletant Horace , Je ne ranime encor ma satirique audace î

Grands Aristarques de Trévoux , jV'alloz point de nouveau faire courir aux armes ïîn athlète tout prêt à prendre son congé , Qui , par vos traits malins au combat rengagé , Peut encore aux rieurs faire verser des larmes. *■ AppFencaûo mot de Régnier,

Notre célèbre devancier :

■ - « Corsaires attaquant corsaires v

„ Ne fournis, dit-il , leurs affaires. »

Bc'plique à une épi gramme faite au nom des mêmes journalistes.

Non . pourmontrer que Dieu vent être aimé de noua, Je n'ai rien emprunté de Perse ni d'Horace , Et je n*ai point suivi Juvénal à lu trace. Car, bien qu'en leurs écrits ces auteurs, mieux quo vous ,

Attaquent les erreurs dont nos aines sont ivres ,

La nécessité d'aimer Dieu Ne s'y trouve jamais prêchée en aucun lieu ,

Mes Pères , non plus qu'en vos livres.

Sur le livre des Flagellons , composé par mon ■frère le docteur de Sorbonne.

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