‹ Œuvres de boileau despreaux, nouvelle edition; augmentèe de notes ed de la vie de l'auteurChapitre 68 sur 70 · ARRET · texte numérisé non relu

ARRET

peine d'être déclarée hérétique et perturbatrice des disputes publiques. Ordonne' que ledit Arïstote sera toujours suivi et enseigné par lesdits professeurs et régens de ladite université , sans que pour ee , ils «oient obligés de le lire , ni savoir son sentiment} et sur le fond de sa doctrine , les renvoie à leurs cahiers. Enjoint au cœur de continuer à être le principe des nerfs , et à toutes personnes de quelque condition ou profession qu'elles soient, de le croire tel, nonobstant et malgré toutes expériences à ce contraires. Ordonne pareillement au chyle d'aller droit au foie , sans plus passer par le cœur , et au foie de le recevoir. Fait très-expresses inhibitions et défenses au sang d'être plus vagabond , errer ni circuler dans le corps , sur peine d'être entièrement abandonne; à la Faculté de mc'decinc de Paria , pour être tiré sans mesure ; et à cette Un seront les chirurgiens tenus de lier le bras an-dessous de l'endroit où ils voudront faire l'ouverture de la veine, sans qu'ils

1ère. Remet les entités, identités, pétréités , polycarpéites , et autres formules scotistes en leur bonne fume et renommée. A réintégré* le feu dans la plus haute région de l'air, suivant et conformément aux descentes. A relégué les comètes au concave de la lune, avec défense d'en jamais sortir pour aller espionner ce qui se fait dans les deux. Défend à tous les libraires et colporteurs de vendre et débiter à l'avenir le journal des savans et autres libelles concernant de nouvelles découvertes , a moins qu'elles ne servent pour faire entendre la matière première , la forme substantielle , et autres pareilles définitions d'Aristote , qu'il n'a pas entendues lui-même. En. joint à tous professeurs , régens , de tenir la main h l'exécution du présent arrêt, et de se servir pour ca de tels raison nemens qu'ils aviseront bon être, et

3 la ARRÊT, aux répétiteurs Hibernois et autres suppôts de l'université de Paris, de leur prêter main - forte , et courir sua aux contrevenans. Bannit à perpétuité la Raison des écoles de ladite université, la condamne en tous dépens , dommages et intérêts envers les alippliaiis. Et sera le présent arrêt ln et publié aux JVIathurins , en la première assemblée qui se fera pour la procession an recteur, et affiché aux portes de tous les collèges de ladite ville de Paris. Signé par collation, Bon&ens,

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